Les élus de G.B.M. ont validé la poursuite des études pour inscrire à l’ordre du jour du prochain mandat la construction aux Montboucons d’un vélodrome couvert qui fera office également d’équipement multisport.
C’était un serpent de mer qui refaisait surface régulièrement depuis 25 ans, à chaque élection municipale. À moins que la prochaine gouvernance de G.B.M. ne revienne sur ce projet, Besançon devrait à nouveau être équipé d’un vélodrome. L’ancien anneau cycliste qui était installé autour du stade Léo-Lagrange avait été démoli en 2000 au moment des travaux de rénovation du stade. Depuis, les clubs cyclistes et les amateurs de vélo réclamaient à cor et à cri la construction d’un nouvel anneau cycliste.

Dans leur séance du 6 novembre dernier, les élus communautaires ont donc validé l’inscription au budget des crédits d’étude à hauteur de 200 000 euros pour engager ensuite la construction d’un vélodrome couvert sur le site de Témis, à l’angle du boulevard Churchill et de l’avenue de Montboucons, à l’emplacement de l’ancien stade de rugby. “Ce ne sera pas qu’un vélodrome, précise Gilles Ory, le vice-président de G.B.M. en charge des sports. Ce sera un équipement multisport de 2 132 m² (à titre de comparaison le Palais des sports en fait 1 200) et dans l’espace central, il sera possible de pratiquer du hand, du basket, du volley, de la gymnastique artistique… Cet équipement pourra accueillir jusqu’à 1 500 spectateurs (500 places en gradin et 1 000 places debout). 1 200 places de parking sont prévues autour” détaille l’élu.
Le coût prévisionnel de ce futur équipement sportif est de 31 millions d’euros. S’il se réalise, ce vélodrome sera le seul équipement cycliste couvert de l’est de la France, “d’autant qu’Annecy a abandonné son projet qui se chiffrait à 110 millions d’euros” ajoute l’adjoint aux sports bisontin Abdel Ghezali. Des vélodromes couverts, il en existe à peine 8 en France. Le plus proche pour les cyclistes locaux est en Suisse, à Aigle, au pied des Alpes vaudoises.
Ce projet viendrait compenser une partie du retard pris par le Grand Besançon en matière sportive. Une étude récente de l’Agence d’urbanisme locale (A.U.D.A.B.) pointait que notre territoire présentait un indice de densité en équipements sportifs 11 % inférieur à la moyenne nationale.
Ce projet de vélodrome couvert, s’il a reçu l’assentiment de la majorité des élus du Grand Besançon n’est pas pour autant encore inscrit au plan pluriannuel d’investissements (P.P.I.) du Grand Besançon. Cet engagement de principe et le financement de ses études à quatre mois des élections municipales et communautaires est une manière de sceller dans le marbre un engagement que la prochaine équipe élue, quelle que soit sa couleur politique, pourrait difficilement remettre en cause. Si le calendrier prévisionnel est tenu, ce vélodrome serait livré à l’automne 2031. C’est-à-dire à la fin du prochain mandat.
