30 ans !

Le temps passe et l’exigence est toujours la même. Voilà 30 ans que l’équipe du journal C’est à dire s’attache à informer de la manière la plus honnête et loyale possible, les habitants de ce petit territoire au caractère si fort : le Haut-Doubs. Sans relâche et grâce à ses fidèles lecteurs et annonceurs, nous nous efforçons de ne pas succomber à la facilité d’une information futile, tentant dans chacun de nos numéros de couvrir, à notre manière, les actualités de ces petits territoires qui font l’unité du Haut-Doubs : Val de Morteau, Plateaux de Maîche et du Russey, bassin de Saint-Hippolyte, pays de Pierrefontaine et de Valdahon, Saugeais : soit une population de près de 80 000 habitants auprès de laquelle le journal C’est à dire propose une offre de lecture mensuelle, matière à réflexion à travers les dossiers que l’on aborde, ou simplement propice à faire circuler l’information, celle qui fait la cohésion d’un territoire ou qui suscite le débat.

En trente ans évidemment la façon dont circule l’information a énormément évolué. Les réseaux sociaux et leurs lots de fake news ou leur sens souvent erroné du raccourci sont passés par là. Désormais, c’est l’intelligence artificielle qui bouscule les façons de s’informer, sans se préoccuper de recouper des informations qu’elle recrache de manière mécanique. Face à ces révolutions qui menacent sans doute à terme l’existence même de la presse, le journal C’est à dire a toujours pris le parti de maintenir son cap avec des reportages menés localement par des journalistes professionnels et un journal conçu par des équipes bien enracinées sur leur territoire. C’est sans doute l’authenticité et l’honnêteté qui ont toujours guidé notre démarche, celle qui contribue à la longévité de ce support d’information. Et même s’il est consultable facilement sur les écrans d’un ordinateur ou d’un portable et que l’agence Publipresse qui édite C’est à dire est parfaitement en phase avec l’évolution des technologies numériques, nous savons que le maintien d’une édition papier, faisant de C’est à dire un vrai journal tactile (!), contribue à faire son succès. Souvent conspuée, la presse reste, dans un moment où le socle de certaines démocraties a tendance à vaciller, le gage d’une démocratie en santé. Il appartient aussi aux citoyens de veiller au maintien du pluralisme des médias. De notre côté, nous continuerons inlassablement à défendre l’idée d’une presse libre et, on veut le croire, utile à la vitalité du territoire qu’elle couvre.

Jean-François HAUSER
Directeur de la rédaction

Le blog d'actu de La Presse Bisontine, La Presse Pontissalienne et du journal C'est à dire