L’association de protection des animaux sauvages (A.S.P.A.S.) représentée localement par le Maîchois Jean Chapuis a fait de la lutte contre la chasse au chamois une de ses priorités. M. Chapuis a pu présenter ses arguments devant le préfet du Doubs qui l’a reçu cet automne.

L’A.S.P.A.S. du Doubs a officiellement demandé “la protection intégrale des chamois du Doubs, au regard des effectifs actuels qui sont en baisse avérée de près de 50 % du fait des plans de chasse passés, de l’absence de tout dégât avéré pour les activités humaines, et de la présence des prédateurs naturels - lynx et loup qui assurent les grands équilibres naturels dans le Doubs” estime l’association qui cite d’autres départements, comme l’Ardèche, où le Conseil départemental s’apprêterait à réintroduire les chamois comme “facteurs d’attractivité et permettre le développement d’une offre touristique d’observation.”

Pour rappel, le plan de chasse chamois en cours pour la saison 2025-2026 est de 401 chamois à tuer, dont 50 % de jeunes, y compris dans les réserves si l’équilibre agro-sylvo-cynégétique le justifie. “30 euros, c’est par ailleurs le prix d’un bracelet chamois, le prix dérisoire et scandaleux de la vie de ces paisibles mammifères emblématiques, pour avoir le droit et plaisir de les tuer” s’insurge Jean Chapuis. Les services de la préfecture ont avisé M. Chapuis qu’une étude sur “l’impact réel de la chasse dans le Doubs sur la faune sauvage était en cours, étude faite à la demande du préfet Rémi Bastille.”

Pour le maintien des grands équilibres naturels, l’A.S.P.A.S. du Doubs demande également la suppression de la chasse d’été du chevreuil, et une réduction de moitié des quotas d’abattage chevreuils pour les deux prochaines années, soit 2 000 mammifères au maximum par an.