Les habitants de cette commune attendent toujours de pouvoir enfin communiquer depuis la construction il y a plus d’un an d’une antenne-relais à l’entrée du village.

À Courtefontaine, chacun doit déployer des trésors d’ingéniosité pour pouvoir communiquer par téléphone mobile. Sortir de la maison, ouvrir une porte ou une fenêtre, changer de pièce ou traverser la rue, cela se révèle souvent nécessaire pour joindre autrui par appel vocal ou message.

La seule antenne-relais couvrant d’une manière incomplète, voire aléatoire la commune est celle d’Indevillers. Installée par le Syndicat Mixte Très Haut Débit du Doubs, elle est reliée au réseau départemental de fibre optique. "Les publicités nationales vantant une couverture à 99 % de la population nous semblent bien mensongères" , constate Sébastien Wolff, maire de la commune.

L’antenne-relais à l’entrée de Courtefontaine n’est toujours pas en fonction au grand désespoir des résidents du village.

Il y a un peu plus de deux ans, le projet d’installation d’une antenne-relais par Free Mobile devait régler ce problème. L’équipement est désormais en place depuis août 2024 et devait fonctionner avec le réseau de fibre optique qui offre de nombreux avantages par rapport aux liaisons radio. La fibre permet d’obtenir des débits plus élevés, une latence plus faible, une meilleure fiabilité et moins de perturbations et de coupures dues aux conditions météorologiques. Elle s’avère essentielle pour le développement du réseau 5 G et de la montée en puissance des nouveaux usages (streaming, télé-travail et applications connectées).

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D’une hauteur totale de 37 mètres, l’antenne-relais une fois active doit ouvrir la voie à la 3 G et à la 4 G pour les quatre opérateurs historiques (Bouygues, Orange, S.F.R. et Free). "C’est là que la situation a commencé à coincer. Pour amener la fibre optique d’Indevillers, il faut creuser une tranchée et Free Mobile n’entend pas en prendre le coût en charge", suppose le maire. Il se désole d’ailleurs qu’aucune étude préalable de coût et de financement n’ait été réalisée.

L’utilisation de boîtiers radio, système moins performant mais surtout moins évolutif, resterait l’unique alternative. "J’ai eu un contact téléphonique avec Free il y a un mois et la seule information qui m’a été communiquée était que le dossier était en cours. C’est l’opérateur qui doit être en charge du fonctionnement de cet équipement et nous allons à nouveau le relancer, espérant toujours une bonne surprise pour nos habitants avant la fin de l’année", conclut Sébastien Wolff.


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