Flamme
Le compte à rebours est lancé pour les candidats aux prochaines élections municipales qui auront lieu les 15 et 22 mars dans toutes les communes de France. Et pour ceux qui tentent encore en cette mi-janvier de constituer une liste, le temps presse puisqu’ils n’ont plus que jusqu’au 26 février pour la déposer en préfecture.
Dans le Haut-Doubs, en ce début d’année, ils sont encore nombreux à peiner pour boucler une liste. C’est surtout le cas dans les plus grosses communes où face au maire en place, souvent bien implanté, il est difficile de mobiliser assez de monde pour constituer une liste concurrente. À Morteau, plusieurs tentatives sont restées vaines. À Maîche, l’opposition n’avait pas encore réussi à boucler la sienne en ce début d’année et espérait y arriver assez tôt pour s’engager dans la campagne.
Ces difficultés, les candidats les rencontrent également dans de nombreuses petites communes, notamment celles qui comptent moins de 1 000 habitants et qui, pour la première fois, sont soumises comme leurs grandes sœurs à l’obligation de monter des listes complètes et respectant la parité hommes-femmes. Il y a enfin le cas de ces communes où les maires, lassés par la difficulté de la tâche ou par le manque de reconnaissance du travail accompli, décident de jeter l’éponge, sans que derrière eux une quelconque relève soit assurée. C’est le cas par exemple à Pierrefontaine-les-Varans, et dans de nombreuses autres communes où la lassitude a pris le pas sur l’envie.
Après un mandat 2020-2026 particulièrement éprouvant, qui a démarré sous la chape du Covid et qui a été ponctué par des crises à répétition (l’inflation, la crise financière, la guerre en Ukraine, la baisse des subventions de l’État…), certains maires lassés ont préféré lâcher la bride. Ils sont nombreux ainsi dans le Haut-Doubs à avoir pris cette décision après un mandat seulement, surpris ou débordés par l’ampleur de la tâche ou affaissés sous le poids des responsabilités qu’une fonction de maire exige au quotidien. Et ce ne sont pas les quelques avancées contenues dans la réforme du statut de l’élu local voté en fin d’année dernière qui pourra donner l’impulsion nécessaire à ceux qui hésitent à se lancer dans la fonction de maire. Certes, leur rémunération est revue un peu à la hausse, certes ce statut leur apporte une meilleure protection contre les violences, certes ils bénéficieront dorénavant d’une meilleure formation. Pas sûr pour autant que cela suffise à rallumer la flamme de l’engagement.
Jean-François HAUSER
Directeur de la rédaction

