Après des mois de préparation, parfois d’incertitudes, et de suspense ailleurs, les candidats aux élections municipales des 15 et 22 mars sont prêts. La date limite pour déposer les listes était fixée au 26 février. Dans de nombreuses communes du Haut-Doubs, de nouvelles têtes vont émerger, de nouveaux maires vont s’installer. Nous avons choisi pour cette dernière ligne droite de confronter les programmes des candidats point par point dans quelques-unes des communes du Haut-Doubs où s’alignent deux listes et où le suspense s’annonce plus fort qu’ailleurs. Un exercice de démocratie locale pour lequel nous avons souhaité mettre les candidats à égalité dans les starting-blocks

Petites et grandes communes logées à la même enseigne

Depuis cette année, les communes de moins de 1 000 habitants - majoritaires en nombre dans le Haut- Doubs - sont soumises aux mêmes règles électorales que les plus grandes. Explication

Depuis la loi du 21 mai 2025, contre laquelle certains élus se sont battus en vain, notamment le sénateur du Doubs Jean-François Longeot, le mode de scrutin des conseillers municipaux des communes de moins de 1 000 habitants est identique à celui des communes de 1 000 habitants ou plus.

Toutes les communes du Haut-Doubs, même les plus petites, seront soumises aux mêmes règles pour ces municipales (ici Laval-le- Prieuré).

Pour toutes les communes du Haut-Doubs comme d’ailleurs, le mode de scrutin aux élections municipales sera donc cette année un scrutin de liste proportionnel à deux tours (si aucune liste n’emporte la majorité absolue dès le premier tour), et avec une prime de 50 % pour la liste arrivée en tête. C’est-à-dire que la liste qui obtient la majorité absolue des suffrages exprimés reçoit un nombre de sièges égal à la moitié des sièges à pourvoir (c’est ce qu’on appelle la prime majoritaire). Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre la ou les autres listes en fonction du nombre de suffrages obtenus.

Deuxième règle, celle qui a cristallisé le plus de contestations dans les communes de moins de 1 000 habitants : les listes doivent désormais respecter la parité, c’est-à-dire qu’elles doivent être composées d’autant de femmes que d’hommes, avec une alternance obligatoire une femme, un homme, ou inversement. Les électeurs ne peuvent plus rayer des noms ou changer leur ordre sur les bulletins, ce qu’on appelait le panachage (et qui s’apparentait parfois à une sorte de tir au pigeon électoral).

Si aucune liste n’obtient la majorité absolue (ce qui est peu probable s’il n’y a que deux listes), un second tour est organisé. La plupart des nouveaux maires devraient donc être connus, dans les communes du Haut-Doubs, au soir du 15 mars à l’issue du premier tour. Seules les plus grandes villes du département (Pontarlier, Besançon par exemple où coexistent entre 4 et 6 listes) devront sans doute organiser un second tour le 22 mars.

Ça se décante dans le Val de Morteau

L’horizon s’éclaircit dans les huit communes de la communauté de communes du Val de Morteau. Si le suspense est inexistant à Morteau et à Grand’Combe-Châteleu où les maires sortants - Cédric Bôle et Christelle Vuillemin - devraient être les seuls en lice, il sera total dans d’autres communes. Aux Fins par exemple où deux listes s’alignent pour succéder à Élisabeth Redoutey, celle menée par Amandine Rapenne, l’autre par Hervé Remonnay. Tout comme à Villers-le-Lac avec une confrontation entre la liste de Romain Vermot et celle de Pascal Viennet.

La situation s’est décantée également à Montlebon où la succession de Catherine Rognon se jouera entre Kevin Fadin, actuel adjoint sortant, et un “revenant”, Christophe André qui compte bien se faire élire une seconde fois après un premier mandat de maire réalisé entre 2008 et 2014.

Dans les plus petites communes, la situation se décante également. Au Bélieu, l’actuel adjoint Nicolas Paget devait être candidat à la succession de Jean-Noël Cuenot. Aux Combes, c’est Hervé Dard qui tentera de prendre la succession de Jean-Louis Mougin. Aux Gras enfin, après des mois d’incertitude, une tête de liste a finalement émergé en la personne d’Aurélien Querry, un agriculteur de la commune.