Fondateur des agences immobilières qui portent son nom (dont celle de Morteau), le professionnel de l’immobilier et animateur Stéphane Plaza se confie. Par ailleurs pris dans un tourbillon judiciaire, il a fait étape à Besançon fin novembre pour soutenir le club de handball local le G.B.D.H. Interview sans fard.
C’est à dire : Quel est le but de ces visites sur le terrain, auprès de clubs sportifs comme le G.B.D.H. que vous soutenez ?
Stéphane Plaza : Le sport a toujours fait partie de ma vie, j’avais un père cycliste professionnel et j’ai toujours baigné dans ce milieu. Je suis donc venu ici pour soutenir le hand, dans quelques jours je serai à Toulouse pour soutenir un autre club local, puis un club de ping-pong ailleurs en France, et un club d’équitation, etc. Je profite aussi de ces moments pour rencontrer les professionnels qui travaillent dans les agences, ce sont toujours des bons moments de rencontres et de convivialité, qui me font aussi du bien au moral. À chaque endroit que je visite, le monde est au rendez-vous. «Rencontrer tous ces gens, c’est ce qui me sauve, ça m’apporte beaucoup de réconfort.»
Càd : Le contexte est compliqué à plusieurs niveaux pour vous. Comment tentez-vous de rebondir ?
S.P. : Le réseau des agences Stéphane Plaza Immobilier était monté jusqu’à 600. Avec le Covid, la crise, l’Ukraine, mes soucis personnels, on avait beaucoup perdu, on est redescendu à 265, mais je suis en train de recréer de nouvelles agences. Et en parallèle, j’ai 137 agences siglées 6ème avenue que j’ai créées également.
Càd : Votre réseau d’agences fête ses 10 ans. L’immobilier a beaucoup évolué entretemps ?
S.P. : Je dirais que c’était presque trop facile il y a dix ans. Depuis deux ans, c’est devenu très difficile, mais on sent que désormais, la période est un peu meilleure, les gens veulent à nouveau acheter et poursuivre nos conseils auprès d’eux par ce métier d’expert, il n’y a rien de mieux. Je sais aussi que l’immobilier, ce sont des cycles. Maintenant qu’on a stabilisé les choses, on peut repartir de l’avant.

Càd : M6 qui vous avait écarté de l’antenne suite à vos soucis judiciaires semble vouloir trouver un nouveau visage pour incarner les émissions que vous aviez créées. Qu’est-ce que ça vous inspire ?
S.P. : «L’entente est toujours bonne entre la chaîne et moi. Le nouveau visage qu’ils semblent chercher, c’est pour relancer les émissions mais sur leur filiale 6Ter. Je pense que M6 garde l’émission pour ne pas la perdre, en attendant la suite.»
Càd : Qui se fera avec ou sans vous alors ?
S.P. : L’intérêt de M6 serait que l’émission reste sur M6 et avec moi, mais pour l’instant, je dois continuer à me battre pour prouver mon innocence. Je prends de la distance par rapport à tout cela. Ma priorité actuellement, c’est la santé de mon père qui souffre et je m’attache aussi avec l’aide de professionnels, à préserver la mienne. Et au plan professionnel aussi, je me recentre sur l’essentiel, travailler localement auprès de mes équipes, et recréer de nouvelles agences, ce que je suis en train de faire. «J’essaie de toujours voir le verre à moitié plein plutôt que vide.»
Càd : Il vous reste aussi à sortir la tête haute de vos ennuis judiciaires suite à la condamnation pour violences conjugales pour laquelle vous avez fait appel ?
S.P. : C’est bien sûr mon principal combat et c’est très difficile à vivre. «C’est d’autant plus difficile que dans ce genre d’affaire, à peine 5 % des accusés sont innocentés. Ma version n’a jamais changé dans cette affaire, et tout le monde souffre, ces femmes également dans ce contexte, mais les temps veulent aujourd’hui que la plupart des gens pensent qu’il n’y a pas de fumée sans feu et de mon côté, je veux défendre et prouver mon innocence.»

