Les travaux touchent à leur fin. Le pôle de réemploi et d’économie circulaire du Bélieu, Le Rouage, devrait ouvrir sa partie déchetterie, fin novembre. Ce sera ensuite au tour du magasin de la recyclerie d’ouvrir son espace de vente en janvier.

Les premiers rouages sont sur le point de s’enclencher. Au sein du pôle de réemploi et d’économie circulaire situé au Bas-de-la-Chaux, baptisé Le Rouage, la déchetterie nouvelle génération devrait ouvrir ses portes fin novembre ou début décembre. La dépose d’objets à la recyclerie sera aussi possible. Cette dernière, gérée par l’Atelier du Bélieu, ouvrira son espace de vente courant janvier. Ce projet d’envergure dans la gestion des déchets, porté par les communautés de communes du Val de Morteau et du plateau du Russey, ainsi que Préval, arrive donc à son aboutissement.

Les équipes de l’Atelier du Bélieu, de Haut-Doubs repassage et de la recyclerie récréative, devant le bâtiment du Rouage (photo Atelier du Bélieu).

Pour l’heure, le bâtiment, conçu à partir de matériaux biosourcés, notamment du bois scolyté des forêts locales ou encore de la paille pour isoler, planche sur ses finitions et l’aménagement intérieur. Dès le 5 octobre, l’Atelier du Bélieu entrera en possession des clés et pourra installer les différents espaces. La recyclerie récréative et Haut-Doubs Repassage s’installent aussi dans les locaux. “Depuis un an, nous collectons du mobilier dans différentes structures, nous avons 5 points de stockage dans le département. L’idée était d’équiper ce site uniquement avec de la récupération et réparation. Nous avons donc un gros travail de déménagement, souligne Amandine Rapenne, présidente de l’Atelier du Bélieu. Nous allons nous occuper de l’agencement du magasin avec ses 400 m2 de surface de vente.”

L’association a recruté quatre équipiers valoristes ainsi qu’une étudiante en alternance. En plus de ces embauches classiques, des postes supplémentaires en insertion à Haut-Doubs Repassage ont été accordés par l’État. “Je suis contente que ça puisse créer de l'emploi à la fois pérenne et en insertion”, se réjouit Amandine Rapenne. Concrètement, les équipiers valoristes recrutés seront chargés d’accueillir les dons, de les trier - “c’est un job important car on ne peut pas tout garder” -, effectueront un travail de pesée et de collecte de renseignements. “Nous travaillons avec plusieurs éco-organismes, il est important de conserver la traçabilité de ces objets jusqu’à leur vente”, précise la présidente de l’association.

Après le tri, les objets partiront soit en réparation, soit dans les ateliers de Haut-Doubs repassage pour le textile ou ceux de la recyclerie récréative pour les meubles, soit directement en vente en magasin. Dans ce dernier, une partie est dédiée aux matériaux de construction. La matériauthèque fonctionne en lien avec l’entreprise AlternatInnov, qui laissera en dépôt-vente des matériaux, en plus de ceux récupérés par la recyclerie. “De nouveaux matériaux seront déposés tous les 15 jours. La matériauthèque éphémère (N.D.L.R., lancée il y a un peu plus d’un an) a montré qu’il y avait un gros besoin de communication car les objectifs de vente n’ont pas été atteints. Mais en même temps, il y a eu de la vente. L’idée est de faire comme un showroom pour matériaux de construction, et moins de stockage”, détaille Amandine Rapenne.

Les travaux extérieurs se terminent, place maintenant à ceux de l’intérieur

Côté déchetterie, le nombre d’employés reste le même mais du changement sera à noter dans le processus d’arrivée. “En amont, des personnes vont se charger de dévier les flux. Les personnes passeront d’abord dans le pôle réemploi pour voir ce qui peut être réutilisé”, explique Cédric Bôle, président de la com’com du Val de Morteau. La déchetterie des Fins, arrivée à saturation et remplacée donc par celle du Rouage continuera à être utilisée dans une gestion plus logistique, “pour les professionnels ou ce qui est transfert”, avance Cédric Bôle.

À la déchetterie et recyclerie s’ajoute un incubateur dédié à l’économie circulaire. Celui-ci est logé dans l’Hôtel d’entreprises en face du pôle de réemploi et porté par la C.C.V.M. en partenariat avec Yaka, le pôle de coopération économique du Haut-Doubs. “C’est un pôle de réemploi et d’économie circulaire vraiment exemplaire, tourné vers le futur sur les nouveaux usages, notamment avec les matériaux de construction, poursuit l’élu. C’est presque le Haut-Doubs qui est exemplaire, car l’écopôle de Valdahon (N.D.L.R., baptisé La Chrysalide et portée par la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs) est dans le même esprit. Tout comme la recyclerie Re Bon à Maîche, et plus tard, il y aura Pontarlier. Nous avons un maillage territorial très avancé en matière de diversification dans la collecte de déchets.”

Le coût de l’écopôle Le Rouage se monte à 7,3 millions d’euros (H.T.), subventionné à hauteur de 35 %.


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