Animée bénévolement par un binôme soignant-non soignant, la journée du 24 janvier a pour but de sensibiliser, d’informer et de guider pour les derniers jours d’un proche.

La méthode développée en 2015 par Georg Bollig, médecin urgentiste allemand ayant bifurqué vers les soins palliatifs, a conquis 23 pays. Côtoyant quotidiennement la maladie et la mort, il regrettait qu’il n’existe pas de marche à suivre similaire aux formations “Premiers secours”.

Catherine Renard, porteuse en France du projet Derniers Secours.

Porté en France par la S.F.A.P. (Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs) depuis trois ans, “Derniers secours” a déjà convaincu 5 200 personnes. “Je suis bénévole d’accompagnement en soins palliatifs depuis 25 ans et pilote du projet en France depuis son lancement. Nous proposons une journée de formation le samedi 24 janvier au Russey”, déclare Catherine Renard qui co-animera la session avec un soignant. Les formations sont gratuites, mais l’association accepte des dons, permettant de financer les frais de la structure. Quatre thèmes sont abordés et débattus, chacun pouvant apporter son témoignage. Le premier est bien sûr la mort. “On essaie de garder nos aînés le plus longtemps possible à domicile. Même si bien souvent la fin de vie est déléguée à des soignants à l’hôpital, le cercle familial et amical se trouve terriblement désemparé face à la mort”, constate-t-elle.

Travail en groupe lors d’une récente formation.

Le second volet concerne l’anticipation et la préparation à la disparition. Catherine Renard insiste sur la rédaction des directives anticipées. C’est une déclaration précisant ses souhaits liés à sa fin de vie. On y exprime ainsi par avance sa volonté de poursuivre, limiter, arrêter ou refuser des traitements ou actes médicaux. “Parallèlement à ce document, je préconise également la désignation d’une personne de confiance au cas où la maladie prenne le dessus et ne permette plus de faire des choix en pleine conscience”, ajoute Catherine.

Le troisième volet est dédié à la perception des symptômes et au soulagement des souffrances. Le binôme soignant-non soignant est essentiel pour alléger les douleurs en période de soins palliatifs mais Madame Renard préconise d’offrir du bonheur et du plaisir jusqu’au bout. Elle propose par exemple d’écouter de la musique ou de regarder un film ensemble, faire des massages de pieds ou de mains, réaliser des soins de bouche avec des bâtonnets trempés dans du jus d’orange ou d’utiliser des huiles essentielles pour parfumer l’air ambiant.

La dernière étape, alors que le souffle s’éteint, est de savoir dire adieu. La formation aborde également les étapes du deuil et fournit une liste de plateformes associatives ou de groupes d’accueil. “La mort fait partie de la vie, parlons-en ensemble”, conclut Catherine Renard.

Informations : Formation

Derniers Secours samedi 24 janvier (10 heures à 17 heures).
Le Russey (salle périscolaire)
Inscription www.derniers-secours.fr ou 06 86 89 97 81
Modèle de directives anticipées en PDF


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