L’affaire, particulièrement sordide, avait secoué tout le Haut-Doubs. Début octobre 2025, un promeneur découvre au Russey, au fond d’un trou un poulain, ligoté et agonisant. Le propriétaire de l’animal a été jugé lundi 23 mars au tribunal correctionnel de Besançon. Il est poursuivi pour acte de cruauté envers un animal, il risque jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. L’association Stéphane Lamart s’est portée partie civile.

Elle revient sur l’enquête : “Le propriétaire de l’animal indique alors que le poulain était, selon lui, déjà mort. Lors de son audition, l’exploitant agricole, détenteur d’une quarantaine de chevaux, reconnaît avoir renoncé à engager des frais vétérinaires ou à faire appel à un service d’équarrissage, invoquant des raisons financières. Selon ses déclarations, le poulain serait né avec une malformation de la mâchoire, rendant son alimentation difficile. Progressivement affaibli, son état nécessitait pourtant une prise en charge adaptée ou, à tout le moins, une euthanasie pratiquée dans des conditions dignes. Or, les éléments de l’enquête révèlent qu’un tracteur appartenant au propriétaire a été aperçu à proximité. Le poulain a été retrouvé entravé par les pattes arrière à l’aide d’une sangle, empêché de se débattre, puis transporté avant d’être jeté dans une cavité située à proximité d’un chemin menant à un étang.”
Malgré des soins, l’animal, affaibli et déshydraté, avait dû être euthanasié.
