Comme une fois tous les six ans, les urnes ont rendu leur verdict dans les communes du Haut- Doubs pour ces élections municipales des 15 et 22 mars. Comme il n’y a pas eu de second tour dans aucune commune de notre zone, l’intégralité des nouveaux maires ont pu ceindre leur écharpe tricolore avant le 22 mars. Nous avons choisi pour ce dossier de mettre un coup de projecteur sur les nouveaux visages qui marquent un renouvellement partiel du personnel politique dans le Haut-Doubs, avec des surprises, l’arrivée d’une nouvelle génération d’élu(e)s, et du travail pour les six prochaines années…
Tous les élus du Haut-Doubs élus dès le premier tour
À l’exception de Pontarlier la capitale du Haut-Doubs bien sûr, l’intégralité des nouveaux maires ont été connus au soir du 15 mars. Parce qu’il n’y avait qu’une liste, ou deux selon les cas.
À l’échelle du Doubs, sur les 558 communes où se tenaient des élections municipales le 15 mars, 551 ont connu leur nouveau maire dès le soir du premier tour. Étaient encore en attente du résultat le 22 mars, 7 communes seulement : Besançon, Pontarlier, Bethoncourt, Beure, Grand-Charmont, Mandeure, et Pont-de-Roide-Vermondans.

Dans le Haut-Doubs Horloger, chaque commune connaissait donc le nom de son nouveau maire au soir du 15 mars. Dans certaines communes, il n’y avait aucun suspense, comme à Morteau, Bonnétage, ou Charquemont par exemple, communes dans lesquelles les trois maires en place ont été reconduits sans liste concurrente pour les contrarier. Ainsi Cédric Bôle à Morteau, Valérie Pagnot à Bonnétage, et Roland Martin à Charquemont ont retrouvé leur fauteuil sans l’ombre d’un frémissement. Si ce n’est à cause de la participation, faible, voire très faible comme à Morteau où à peine un électeur sur trois a pris la peine de se déplacer (36,34 %). Cédric Bôle se dit pour autant satisfait : “J’ai recueilli 1 344 suffrages, c’est plus que la dernière fois, plus aussi que parfois quand il existe deux listes. Le score du maire élu à Morteau se situe toujours entre 1 100 et 1 600 voix, je suis donc plutôt satisfait” dit-il.
Dans la série des maires reconduits, mais avec deux listes en course cette fois, on peut citer aussi Régis Ligier à Maîche, confortablement reconduit avec plus de 60 % des suffrages et plus de 300 voix d’avance sur son concurrent Pascal Bouteille. Ou encore Sylvie Le Hir à Valdahon qui a déjoué les critiques et remporté la mise avec 53,92 % des suffrages et un peu plus de 60 voix d’avance sur sa concurrente Patricia Lime-Vieille.
Les nouveaux visages, il y en a beaucoup à l’échelle du Haut-Doubs. À commencer par le Val de Morteau où 6 des 8 maires de la C.C.V.M. sont nouveaux : Romain Vermot à Villers-le-Lac qui a réussi à se dépêtre de la menace Pascal Viennet, Hervé Rognon aux Fins qui a distancé Amandine Rapenne suite à une campagne assez rugueuse, Hervé Dard aux Combes, Nicolas Paget aux Combes, Aurélien Querry aux Gras, et Christophe André à Montlebon qui revient aux affaires 12 ans après avoir laissé les clés de la mairie.
Dans les autres secteurs du Haut-Doubs, quelques élus sortants ont été éliminés comme Anthony Mérique à Damprichard, détrôné de justesse par son concurrent et ex-compagnon de route Martial Cordier qui lui a chipé la mairie avec 18 voix d’écart seulement. Quelques rares femmes remplacent des hommes à la tête des communes, à l’image de Sylvie Bize qui ceint l’écharpe de maire au Bizot, ou de Marie Rufenacht qui arrive à la tête de la commune de Pays-de-Montbenoît.
Une fois de plus, les communes de moins de 500 inscrits affichent le taux de participation moyen le plus élevé avec 65,26 % à l’échelle du Doubs. Globalement, les électeurs du département ont voté à hauteur de 56,28 % au premier tour.
Certaines petites communes atteignent des taux exceptionnels, comme Battenans-Varin où 100 % des 58 votants se sont déplacés. Il faut dire que dans cette commune de 79 habitants, il y avait deux listes ! On a beaucoup voté également à L’Hôpital-Saint-Lieffroy (98,90 %) et Bremondans (94,81 %). À l’autre extrémité, des communes comme Audincourt (32,81 %), Métabief (34,53 %) et Morteau (36,34 %) ont connu une mobilisation très faible, où moins de quatre électeurs sur dix se sont rendus aux urnes.
