Depuis toujours attirée par l’élément aquatique, Aurore Bévérini est devenue Miss Sirène Bourgogne-Franche- Comté. Elle se prépare maintenant pour la finale nationale organisée à Vannes au mois d’août.

Qu’on se rassure ou qu’on déchante, Aurore Bévérini, 36 ans, ne vit pas dans les eaux du lac de Chaillexon mais avec ses deux enfants et son compagnon en appartement à Montlebon. Métisse franco-malgache, elle a passé sa jeunesse à Madagascar avant de rejoindre la France à l’adolescence. “C’est vrai qu’ici la mer me manque un peu”, sourit celle qui a développé un goût immodéré pour la baignade quand elle vivait au bord de l’océan Indien. Une passion qu’elle cultive toujours en famille à chaque départ en vacances.

Croupière de formation, elle a déjà vécu dans plusieurs régions françaises avant que la famille vienne s’installer dans le Haut-Doubs il y a quatre ans. “J’ai suivi mon conjoint qui avait trouvé du travail en Suisse”, explique Aurore qui exerce également de l’autre côté de la frontière comme postière-factrice. Elle a, elle aussi, succombé au charme du film La Petite Sirène. “C’est plein de poésie et j’aime le côté magique, fantastique du personnage. La sirène faisait partie de mes jeux d’enfant quand j’étais à Madagascar.”

Enfant, Aurore Bévérini avait succombé aux charmes du film La Petite Sirène. Une passion d’enfance qu’elle a réalisée en se lançant dans le mermaiding depuis trois ans.

Le travail, la vie de couple, la famille l’ont éloignée de ces rêves d’enfance remis finalement au goût du jour il y a trois ans quand son compagnon lui offre sa première queue de nageoire, élément essentiel du costume de sirène. De quoi lui donner l’envie de s’initier au “mermaiding”, cette discipline venue des États-Unis qui consiste à apprendre à nager comme une sirène. “C’est à la fois une activité sportive et artistique” explique la jeune fille.

S’il est facile d’enfiler une nageoire, il en va tout autrement de se mouvoir sous l’eau avec l’aisance d’une sirène. Aurore Bévérini s’est d’abord familiarisée avec cette discipline avec des tutos accessibles en ligne. “Il existe une vraie communauté dédiée au mermaiding sur les réseaux”, observe la sirène de Montlebon qui a poursuivi son apprentissage auprès d’une apnéiste à Neuchâtel donnant des cours de mermaiding. “J’y vais une fois par semaine et je complète en allant nager à la piscine des Fins où les gérants acceptent mon équipement.” La discipline implique du travail sous l’eau et hors de l’eau avec notamment des exercices respiratoires et des assouplissements. Il faut aussi apprendre à garder son calme.

L’envie d’aller plus loin dans cette passion la pousse à participer au championnat régional de mermaiding qui s’est déroulé à Auxerre en mai 2025. Cinq candidates ont participé à ce concours comprenant plusieurs épreuves. Elles devaient réaliser une apnée dynamique sur 25 mètres en nage sirène, une épreuve de posing photo sous l’eau et hors de l’eau. “On nous demandait d’effectuer une chorégraphie subaquatique en une inspiration.” Ce championnat imposait à chacune une épreuve de personnalisation du haut du costume, et un défilé en paréo. Aurore Bévérini était aussi surprise qu’heureuse de décrocher ce titre qui la qualifie pour la finale nationale qui aura lieu les 22 et 23 août à Vannes en présence de 10 autres championnes régionales venues de métropole et d’outre-mer. Sans succomber au chant des sirènes, Aurore Bévérini sait garder les pieds sur terre. “Le mermaiding reste avant tout un loisir, une aventure partagée en famille et c’est l’essentiel.”


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