En travaux depuis le mois de décembre, la station de traitement des eaux de Derrière-le-Mont fait peau neuve. Le système datant de 2001 et devenu obsolète a été intégralement changé. À terme, le prix de l’eau est amené à augmenter.
La station de traitement des eaux Montlebon-Morteau, située à Derrière-le-Mont, proche de la source, fait l’objet de travaux depuis le mois de décembre. Équipée d’un système d’ultrafiltration datant de 2001, devenu obsolète, la station voit son installation entièrement changée.
"Le nouveau système comprend la nouvelle génération de modules plus performants", explique Régis Binétruy, adjoint aux bâtiments à Montlebon. Si le nouveau système possède la même capacité de traitement, soit 100 m3 par heure sur 20 heures, les filtres en papier sont remplacés par des filtres en plastique, à la pointe de la technologie. "C’est commandé par automate, géré à distance. Le débit est calculé en fonction de la demande", énumère l’adjoint. "On gaspille moins d’eau car on utilise de l’eau pour rétrolaver des membranes, et il y a moins de membranes dans le nouveau système. Il y aura moins de pression dans les membranes qui dureront plus longtemps."
Autre atout, le nouveau système permet de comptabiliser ce que la station prend à la source et ce qu’elle rend. Puisant à la source de Derrière-le-Mont pour alimenter Montlebon et une partie de Morteau, la station voit arriver une eau de bonne qualité qui est traitée par ultrafiltration et par une légère chloration. Deux préfiltres permettent d’abattre la matière organique. "Les orages amènent de l’eau un peu noire issue des tourbières sur les hauteurs", relève Régis Binétruy. Si le nouveau système est opérationnel en mars, une filtration provisoire a été installée pendant la durée des travaux.
Avec la rénovation de l’école, ce projet est majeur pour le dernier mandat de maire de Catherine Rognon. "Ce projet est indispensable. Grâce au schéma directeur communal de l’eau potable, on connaît bien nos réseaux d’eau. De la source au robinet, on est bons", observe la maire. Le montant de l’investissement s’élève à 1,2 million d’euros (T.T.C.) pris en charge par la commune, qui a toujours fait le choix d’une régie communale pour son eau potable, et une partie par Morteau. La commune a emprunté sur 20 ans, durée de vie estimée de la station et de son nouveau système.
En 2026, les usagers verront le prix de l’eau augmenter pour deux raisons. D’une part, parce que la taxe prélevée par l’Agence de l’eau est dorénavant facturée aux communes et non plus aux usagers directement. Soit 30 centimes de taxe par m3. D’autre part, la commune a fait le choix d’augmenter de 20 centimes supplémentaires par m3 pour satisfaire aux objectifs du schéma directeur. Aujourd’hui, le rendement est de 80 %. Sur 5 litres d’eau, 1 litre est perdu. Le but de la commune à l'avenir est d’augmenter ce rendement. Pour cela, il faut investir 5 millions d’euros sur les 20 prochaines années.
