Vieillissant, le bâtiment de la M.J.C. de Morteau fait l’objet de rénovations, par à-coups, depuis deux ans. La municipalité a voté dernièrement le budget de 110 000 euros pour la réfection de la toiture
Inscrite dans le paysage depuis de nombreuses décennies, la bâtisse de la M.J.C. de Morteau n’en est pas moins vieillissante. Une rénovation énergétique, et une modernisation des salles, sont devenues plus que nécessaires. Depuis deux ans, la municipalité, propriétaire du bâtiment, et la M.J.C. mettent en œuvre des rénovations, chaque partie participant au financement, selon les moyens, de plus en plus restreints.
Car un immense chantier de rénovation, de A à Z est impossible. "On ne peut pas se permettre financièrement un gros chantier", confirme Marie Bonnet, élue au conseil municipal (jusqu’au 22 mars).
Petit à petit, donc, la M.J.C. fait sa mue. La municipalité a voté dernièrement la somme de 110 000 euros pour la réfection de la toiture et d’une partie de la cheminée. Une porte a aussi été changée. "Il s’agit de mettre aux normes en termes de rénovation énergétique", poursuit l’ex-élue. Le prochain chantier d’envergure concernera le changement des fenêtres et des huisseries. Des dépenses estimées à 150 000 euros mais qui pour autant n’ont pas encore été votées. "Cet investissement est conditionné à l’octroi de subventions, notamment de la C.A.F. Si cela ne se fait pas cette année, les élus étudieront le projet l’année prochaine. Il faut les changer de toute façon", assure Marie Bonnet.
De son côté, la M.J.C. a rénové quatre salles pour l’accueil des publics. Sols, murs, plafond, éclairage moins énergivore, ces modernisations contribuent à améliorer les conditions d’accueil mais aussi les conditions de travail des salariés de l’association. "La dernière grosse rénovation remonte à 1999. Là, ça devenait compliqué d’accueillir les gens dans de bonnes conditions, c’était vétuste", remarque Alain Vauchier, directeur de la M.J.C. Tous les ans, environ, une salle est rénovée pour un investissement de 20 000 euros pour chaque chantier. Prochain projet, la réfection des espaces toilettes, programmée dans l’été.
Malgré tout, avec 900 adhérents, l’association manque de place. Les salles doivent être multifonctionnelles pour s’adapter à toutes sortes d’activités, que ce soit l’accueil des tout-petits, l’atelier cuisine, la danse contemporaine, la gym douce, etc. "On aimerait bien investir les deux étages inoccupés mais cela nécessiterait d’énormes travaux, notamment un ascenseur. On pourrait faire de grands espaces pour des activités artistiques et de bien-être", se prend à rêver Alain Vauchier.
Afin de joindre l’utile à l’agréable, les murs des nouvelles salles deviennent aussi des espaces d’exposition pour les adhérents comme pour des personnes extérieures.
