Nouveau groupe scolaire, foncier constructible et accent sur la communication

Sans opposition déclarée à ce jour, l’actuel premier adjoint Patric George part en campagne l’esprit serein, bien conscient de pouvoir s’appuyer sur une commune en ordre de marche. Une succession qui s’inscrit dans la continuité avec quelques gros projets à réaliser notamment pour centraliser les classes et activités scolaires sur un seul et même lieu.

Il n’y aura sans doute pas deux listes à Gilley. Pas forcément une bonne nouvelle pour la démocratie ou la participation, mais il en est ainsi. Sans s’en réjouir, Patric George fera avec, lui qui aura déjà la lourde responsabilité de succéder à Gilbert Marguet. “Il faudra être à la hauteur. C’est aussi une belle opportunité de se positionner sur un village où il y a déjà eu plein de belles choses. On arrive sur une structure solide, c’est un vrai confort”, reconnaît celui qui n’est sans doute pas étranger à ce bilan positif en ayant accompagné son prédécesseur pendant deux mandats. “J’ai commencé 5ème adjoint en charge notamment des finances et je suis 1er adjoint depuis 2020, responsable de trois commissions : finances, urbanisme et gestion du personnel.”

“On peut encore se développer mais en maîtrisant l’urbanisation”, explique Patric George, seule tête de liste déclarée à ce jour à Gilley.

Rien n’a été laissé au hasard dans cette succession qui est en discussion depuis plusieurs années. Patric George est à la tête d’une liste de 21 personnes plus deux suppléants qui ne seront pas au conseil mais en réserve et pourront aussi participer à des commissions élargies. Huit élus repartent, soit 50 % du conseil qui compte aujourd’hui 16 membres. La liste comprend 13 nouveaux qui pourront s’appuyer sur ce socle d’expérience. “On travaille actuellement sur les commissions avec l’idée d’instaurer une forme de parrainage entre les anciens et les nouveaux.” Patric George a composé sa liste avec la volonté de réunir des profils variés issus de l’industrie, de la fonction publique, de l’agriculture, des actifs, des retraités… “C’est cette diversité qui permet d’avoir une vision, poursuit celui qui s’inscrit dans la continuité tout en souhaitant changer de méthode, on sait qu’il faudra travailler différemment sur certains points comme le développement de l’urbanisme. On doit s’adapter à l’évolution des règles, prendre en compte des contraintes sur la consommation foncière.”

Le programme qui sera proposé aux habitants de Gilley est le résultat d’une réflexion personnelle, affinée depuis octobre dernier par un travail collectif. Priorité des priorités : réaliser un nouveau groupe scolaire soit en agrandissement-réhabilitation de l’existant, soit en partant sur une construction neuve. Les installations actuelles sont trop petites, vétustes et n’offrent plus une qualité de vie au travail conforme aux attentes actuelles. “L’effectif scolaire s’est longtemps stabilisé entre 180 et 190 enfants. Avec l’arrivée de nouvelles familles, on se retrouve plutôt avec 215-220 écoliers répartis sur deux sites entre la maternelle et le primaire. Sans compter les déplacements vers le périscolaire, d’où l’idée de repartir sur un projet centralisé, bien dimensionné, en phase avec les exigences environnementales de son temps. C’est un équipement qui sera utilisé pour durer plusieurs décennies.”

Cet investissement à plusieurs millions d’euros réduit bien entendu les possibilités d’engager d’autres grands chantiers. Patric George veut également se concentrer sur l’urbanisation de Gilley. Le modèle du tout lotissement pavillonnaire qui a longtemps prévalu à Gilley et dans tout le Haut-Doubs arrive à son terme avec les contraintes réglementaires, la pression foncière. “On peut encore se développer mais en maîtrisant l’urbanisation, explique celui qui envisage d’engager une révision du P.L.U. pour retrouver du terrain constructible. On va devoir apprendre à construire autrement en favorisant la mixité.”

Autre domaine qui lui tient à cœur et qui n’était pas forcément la spécialité de Gilbert Marguet : la communication. “Je pense qu’il est important aujourd’hui d’organiser des réunions publiques pour expliquer les projets, échanger, apporter du débat avec la population.” La prochaine municipalité devra prendre en main d’autres défis, notamment celui de la ressource en eau. “On a un réseau en parfait état mais avec les sécheresses, il faut trouver sans doute réactiver des anciens points de captage ou en trouver des nouveaux. Une grosse décision sera aussi à prendre sur la compétence eau en sachant que l’assainissement est déjà géré au niveau intercommunal.” Question de cohérence.

Pas besoin d’être un spécialiste de la forêt pour comprendre que les communes qui tiraient profit de cette ressource vont devoir réviser leur logiciel sylvicole. Avec 400 hectares de forêt communale, Gilley est bien entendu concerné. “Les recettes liées aux ventes de bois vont évoluer à la baisse et on devra engager aussi des réflexions sur la gestion forestière avec l’O.N.F.”

Élu plutôt pragmatique, Patric George compte finaliser la réfection des réseaux secs en privilégiant l’enfouissement. Il souhaite valoriser le potentiel touristique en travaillant sur la mise en place de sentiers thématiques. “On a la chance d’avoir une desserte ferroviaire qui peut être un levier de développement même si on souffre aussi d’un manque d’hébergements touristiques.”

Contrairement à son prédécesseur, le candidat Patric George va s’engager davantage au niveau de la com’com Entre Doubs et Loue. Plus question de travailler seul dans son coin et de mettre Gilley sous cloche. “On les oublie parfois, mais le futur maire de Gilley aura aussi la chance de pouvoir s’appuyer sur une équipe de onze salariés particulièrement compétents.”


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