Comment vont se dérouler les élections municipales aux Gras ? Après la décision du maire sortant Bernard Jacquet de ne pas se représenter et le refus des têtes de liste potentielles de s’engager, la situation est confuse pour ne pas dire problématique.
Bernard Jacquet le maire sortant aura 73 ans en 2026. “Si j’avais quelques années de moins, je n’hésiterais pas à postuler pour un nouveau mandat. Aujourd’hui, tout va bien mais qu’en sera-t-il dans quelques années ?” s’interroge-t-il en ajoutant : après 24 ans d’élu, il est temps de passer le relais. Une carrière d’élu en deux étapes pour le maire actuel des Gras avec un premier épisode de deux mandats dans les années quatre-vingt, suivi d’une pause de plusieurs années et d’un retour aux affaires communales en 2014. Soit au final, trois mandats de 1er adjoint et un de maire. Sans compter les engagements complémentaires à l’E.P.A.G.E., à Préval ou encore au niveau de la com’com du Val de Morteau. “J’ai donné !”, poursuit celui qui espère de tout coeur que cet arrêt sera définitif.
Qui prendra la suite ? Deux candidatures étaient possibles au sein de l’équipe en place. Le premier adjoint, Virgile Marguet a décliné car il vient de créer une entreprise, ce qui suppose beaucoup d’investissement professionnel et moins de disponibilité pour une fonction de maire. Actuellement 3ème adjointe, Julie Lambert était aussi pressentie. “Elle serait tout à fait capable mais elle ne veut pas y aller”, regrette Bernard Jacquet.
Faute de candidat, une délégation spéciale est nommée dans les huit jours par le préfet. Composée de trois membres, cette délégation élit son président qui remplit les fonctions de maire le temps que des élections partielles soient organisées pour constituer un conseil municipal dans un délai de trois mois. Si à cette date, aucune liste n’a été constituée, le préfet organise un nouveau report et la délégation spéciale continue d’administrer la commune.
Une jurisprudence du Conseil d’État précise toutefois que, dans le cas des communes de moins de 1 000 habitants, le conseil municipal peut être validé même si l’ensemble des sièges n’ont pas été pourvus. Une situation de blocage total de la vie communale, par l’impossibilité d’élire un maire et son conseil municipal, malgré l’intervention de la délégation spéciale, contraindrait le préfet à envisager la dissolution de la commune concernée, par fusion avec d’autres communes.
