Régis Ligier vise un troisième mandat

Le maire de Maîche élu la première fois à la tête de la commune en 2014 a présenté sa liste. Il devrait (peut-être), et comme c’est la tradition à Maîche, avoir face à lui une liste concurrente.

Comme Joseph Parrenin avant lui (maire de 1995 à 2014), ou encore Jean Vincenot un peu plus loin dans l’histoire (maire de 1971 à 1995), Régis Ligier, 52 ans, espère bien lui aussi aligner un troisième mandat consécutif. S’il s’est posé de légitimes questions sur cette nouvelle candidature après un mandat contrarié par des difficultés importantes (le Covid, l’inflation, la guerre en Ukraine, la baisse des financements publics), sans compter quelques déboires plus locaux comme l’incendie des ateliers municipaux, le maire de Maîche note que "l’intérêt pour l’engagement public, le contact avec les habitants, les dossiers à gérer, la grande implication de mes équipes et des services, tout cela a été plus fort que les difficultés dans ma décision de repartir" concède-t-il.

Régis Ligier postule pour un troisième mandat consécutif de maire de Maîche.

Régis Ligier repart donc dans cette bataille des municipales avec 60 % de son équipe actuelle, soit une bonne quinzaine sur les 27 élus que compte le conseil (22 membres de la majorité et 5 de l’opposition). Sa liste baptisée "Pour Maîche, le nouveau défi" est d’ores et déjà complète. Elle compte 29 noms (deux de plus que le nombre d’élus), soit 15 hommes et 14 femmes, "de tous horizons professionnels et sociologiques. C’est une liste apolitique, sans étiquette comme je l’ai toujours été" précise M. Ligier.

Alors pour quels projets souhaite s’impliquer Régis Ligier dans ce futur mandat ? Priorité numéro 1 : la reconstruction des ateliers municipaux pour 1,5 million d’euros en partie couverts par les assurances. "Nous allons faire un bâtiment plus grand et plus fonctionnel pour les agents. Les travaux vont bientôt démarrer, j’espère qu’ils seront terminés fin 2026." La rénovation de la voirie fait partie de ses autres priorités, avec un dossier urgent, celui du quartier du Belvédère. L’aménagement urbain du centre-ville est également inscrit sur sa prochaine feuille de route avec l’acquisition récente des anciens locaux du Crédit Agricole qui devraient être transformés en halle couverte pour accueillir marchés et événements festifs. Autre projet : la transformation de l’ancien garage Boibessot que la commune est en train d’acquérir pour y aménager à la place des bâtiments existants des aires d’accès et de stationnement pour faciliter les flux à destination des commerces de centre-ville et ainsi continuer à dynamiser l’économie dans cette commune de 4 200 habitants.

Une seconde liste en préparation

À l’heure où nous bouclons ces lignes, l’hypothèse d’une seconde liste était encore possible. Ses initiateurs se donnaient encore quelques jours pour la finaliser.

Après Pascal Godin en 2020, qui avait alors obtenu 38,70 % des suffrages contre Régis Ligier largement réélu avec 61,30 % des voix, l’opposition maîchoise tentait en ce début d’année 2026 de constituer à nouveau une liste. Au 10 janvier, il manquait encore quelques noms pour compléter cette éventuelle liste et ses initiateurs se donnaient jusqu’à mi-janvier pour y parvenir.

Denis Simonin fait partie de ceux qui ont souhaité monter une liste concurrente à celle de M. Ligier (photo archive Càd).

Cette liste, si elle va au bout, serait conduite par Denis Simonin ou Serge Louis, deux des cinq membres actuels de l’opposition municipale, aux côtés de Pascal Godin (qui arrête), Rachel Noroy-Narbey, et Francine La Penna, sachant que cette dernière a décidé de rejoindre la liste de Régis Ligier pour le prochain scrutin.

“Nous avons laissé le temps de la réflexion jusqu’à mi-janvier à ceux qui pourraient intégrer cette liste. Il nous manquait encore 4 ou 5 noms” confirme Denis Simonin.

Si une seconde liste se confirmait à Maîche, c’est pour montrer une opposition aux choix engagés par le maire actuel. Selon Denis Simonin, “Régis Ligier promet beaucoup de choses, mais sans avoir les financements en face. Ce n’est pas le tout de lancer des grands projets, mais il faudra passer à la caisse !”, prenant l’exemple de l’aménagement du lotissement du Belvédère (voirie, espaces de stationnement, trottoirs…), un projet à 1,4 million d’euros selon l’opposition qui estime aussi que “le financement du projet d’école a mis une balle dans le pied à la Ville. Si on parvenait à boucler une liste, on n’enfumerait pas la population avec de grands projets. M. Ligier vend du rêve, ce n’est pas notre idée” poursuit M. Simonin. Les opposants reprochent enfin au maire d’avoir inscrit sur sa grille de départ plusieurs noms appartenant, de près ou de plus loin, à des mêmes familles.


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