Liste Romain Vermot
L’avenir de Villers s’organise autour de cinq pôles d’attractivité par quartier
C’est tout le sens de la candidature de Romain Vermot qui s’inscrit dans la succession de Dominique Mollier avec l’ambition de porter un projet visant à renforcer l’attractivité de chaque quartier à travers cinq pôles identifiés.
C’est le successeur désigné de Dominique Mollier et il ne s’en cache pas. Rien d’étonnant alors de retrouver 16 élus sortants dans cette liste de 29 noms avec des colistiers âgés de 24 à 74 ans issus de tous les quartiers de Villers-le-Lac. “On tenait à composer une liste cohérente par rapport à la commune, à la com’com et à d’autres représentations de la commune dans divers syndicats comme Préval”, explique Romain Vermot en dévoilant sa liste et son programme, toujours accompagné de Marguerite Jacquot et Pascal Rougnon promis à des places de 1er et second adjoint en cas d’élection. L’exécutif de la liste “Villers-le-Lac, une dynamique d’avenir” serait composé de 5 adjoints et 2 ou 3 conseillers délégués.

Conseiller municipal depuis 2020, promu 5ème adjoint en 2023, Romain Vermot revient d’abord sur les faits marquants du mandat qui s’achève. Au niveau urbanisme : remise au goût du jour de l’entrée de ville, du centre-ville, rénovation en cours des ateliers municipaux, de la cantine scolaire, du terrain de foot synthétique. “À l’échelle intercommunale, on peut citer l’agrandissement de la station d’épuration, et le gros travail engagé avec le P.L.U.I.” En revenant aux changements effectués sur la commune : passage de l’éclairage public en leds, modernisation des équipements informatiques dans les écoles, changement des menuiseries dans les bâtiments publics, mise en œuvre de la solarisation, poursuite des mobilités douces avec des cheminements prolongés à chaque réfection de voirie. “Quand le chantier de la station d’épuration arrivera à son terme rue du Lac, on a prévu de créer un cheminement pédestre qui ira jusqu’au Restaurant du Port.”
Le projet municipal porté par Romain Vermot se décline en cinq pôles, le tout visant à renforcer l’attractivité de chaque quartier. À chaque pôle, son lot d’équipements, de dispositifs, de services. Cap sur le centre-ville pour constituer un pôle éducation et administratif intégrant l’ensemble mairie, école, cantine et crèche. “Il s’agit de restructurer la mairie pour y intégrer de nouveaux services en y maintenant la bibliothèque.” L’aménagement d’un pôle commercial se concentrera dans les locaux occupés actuellement par le musée de la montre qui avec celui de Morteau sera installé dans la future Cité des horlogers. “On a réhabilité cet espace pour installer trois ou quatre commerces de proximité.”
Projet sans doute le plus sensible qui oppose d’ailleurs les deux listes en course à Villers, la création d’un pôle culturel qui prendrait la forme d’une maison des associations idéalement située en face de la salle des fêtes. Ce projet entraînerait le déménagement des associations : Val Form’, Harmonie et la Fraternité installées dans l’immeuble Parrenin, lequel serait alors cédé à un promoteur qui construirait des logements à loyers modérés. “Cela nous permettra de libérer de la trésorerie pour financer la maison des associations dont le montant est estimé autour de 3,5 millions d’euros pour une livraison à horizon deux ans.”
Le quatrième pôle s’articule autour du sport sur le site de la Courpée où le nouveau terrain synthétique vient compléter les infrastructures existantes. “On compte aussi refaire une piste d’athlétisme aux normes ainsi que des vestiaires dignes de ce nom pour les clubs.” Le cinquième et dernier pôle concerne le terrain de la Griotte en plein cœur de ville où l’ancien terrain de foot en stabilisé sera transformé en parc de loisirs avec terrains de pétanque, aires de pique-nique, espace musculation plein air. “Ces cinq pôles constituent un schéma directeur qui permet d’expliquer où l’on veut aller. Globalement, cela représente 5 à 6 millions d’investissements, soit entre 1 et 1,5 million par an.”
Liste Pascal Viennet
Plus de proximité, plus de services pour mieux répondre aux besoins
Avec la vision de Pascal Viennet sur l’avenir de leur commune et les propositions qui en découlent, les habitants de Villers se voient proposer un projet très différent de celui porté par Romain Vermot son concurrent. Comme un parfum de rupture avec l’existant.
Pas besoin d’être expert en politique pour comprendre que Pascal Viennet porte en lui des valeurs de gauche même si sa liste n’est rattachée à aucun parti. “On forme une équipe transpartisane avec des sensibilités très diverses pour mettre en oeuvre une vision structurante à long terme.” Sa méthode est basée sur la proximité. “On a organisé le samedi matin pendant huit semaines des déplacements en bus dans les différents quartiers de Villers pour aller confronter nos idées avec une population qu’on sent un peu ignorée. On a rencontré 150 personnes. Ces tournées ont permis de hiérarchiser les projets. Il y a eu de vrais temps d’échanges. On va continuer à aller à la rencontre des habitants en porte à porte. On fonctionnera en binôme plusieurs jours par semaine. On agit ainsi car on considère que l’on est dans une crise de l’écoute.”

La liste “Villers en mouvement” est bouclée et elle sera communiquée en même temps que le programme dans un pli diffusé en boîte aux lettres le 15 janvier. Comme pour la plupart des candidats, cette liste se veut être représentative des quartiers et de la société villérienne au niveau des âges, des professions. “Je ne comprends pas qu’il y ait quatre agriculteurs sur la liste adverse alors qu’ils représentent seulement 0,1 % de la population”, s’étonne Pascal Viennet sans pour autant écarter le monde agricole des enjeux communaux notamment sur les questions foncières. Bien au contraire, on aura besoin de les solliciter sur des questions d’urbanisme, sur la problématique de l’eau…
Avec la proximité, il met aussi en avant la notion de participation citoyenne qui sera transversale dans les commissions communales : finances, urbanisme, enfance-jeunesse-école, social-santé… “Chaque commission sera libre dans son fonctionnement. Elle pourra s’ouvrir à des compétences externes et il y aura toujours une place pour la minorité. On offrira aussi la possibilité aux membres de se faire représenter par une autre personne en cas d’absence.”
Un tiers de la population villérienne a moins de 25 ans, une caractéristique qui devient aussi l’une des priorités de Pascal Viennet axée sur l’enfance, la jeunesse et l’éducation. “Faute de place dans les structures petite enfance, certains parents sont obligés de démissionner de leur emploi pour garder leurs enfants. On va développer les capacités d’accueil en crèche, périscolaire. Cela suppose aussi de recruter du personnel.”
Autre différence avec les projets de la liste adverse, l’équipe de Pascal Viennet tient à conserver la maison Parrenin. “Cette bâtisse associée aux rues Pasteur et Parrenin forment un axe structurant qui mérite d’être requalifié tout en conservant sa dimension associative, culturelle et éducative. On peut imaginer un ou deux logements à l’étage du bâtiment mais le reste des locaux doit garder sa vocation associative.”
Pascal Viennet regrette la démolition de certains immeubles historiques comme le casino ou le sanatorium. “Sur 20 éléments retenus dans l’inventaire du patrimoine communal, on ne recense pas moins de 12 exploitations agricoles. C’est disproportionné quand on voit le nombre de bâtiments en friche qu’il faudrait réhabiliter pour créer de nouveaux logements.”
Assez critique, il pointe aussi du doigt les questions du stationnement et de la circulation qui perturbent le cadre de vie. “Il y a beaucoup de choses à revoir et il serait temps de réfléchir à un plan de circulation qui soit aussi au service des piétons et des mobilités douces. On enregistre beaucoup de plaintes aussi sur les incivilités du quotidien. Il est temps de lancer une campagne de prévention avant d’évoluer au besoin vers la sanction.”
Répondre aux attentes d’une population jeune, c’est pour Pascal Viennet, proposer des services adéquats : création d’un lieu de rencontre intergénérationnel à la Griotte avec des jardins, un bloc d’escalade, des espaces pour accueillir des animations, des manifestations… “On veut aménager des aires de jeux dans chaque quartier. L’occasion de réhabiliter des lieux laissés à l’abandon. La méthode d’aménagement est toujours la même : on consulte la population, on recueille ses attentes et on regarde dans quelle mesure c’est réalisable.”
Dans l’hypothèse où il est élu, il s’engage chaque mois à visiter avec d’autres conseillers un quartier de Villers pour rester au contact de ses concitoyens, recueillir leurs doléances et tâcher d’y répondre du mieux possible. Très attaché comme beaucoup à la pépite du Saut du Doubs, il veut travailler à la promotion du site. “On est de plus en plus confronté aux problèmes des sécheresses dans les bassins. Il faut trouver des solutions avec les prestataires comme la mise en place d’un cheminement doux entre le centre de Villers et le Saut du Doubs.” Soucieux de maintenir en activité tous les commerces existants, il compte créer aussi un marché hebdomadaire. Autre grand cheval de bataille : le milieu associatif. “On doit redonner aux associations les moyens de travailler. Quand Morteau dépense 100 euros par habitant au bénéfice des associations, la contribution de Villers atteint tout juste 9 euros par habitant en sachant que la moyenne nationale avoisine 70 euros par habitant. Le réseau associatif est un formidable levier d’animation, d’inclusion, d’intégration qui doit être soutenu par un plan pluriannuel de financement.”
Si Villers a la chance de pouvoir afficher une situation financière avantageuse, cet atout est, pour Pascal Viennet, le signe flagrant d’un manque d’ambition. “D’un budget à l'autre, Villers dégage en moyenne 1,5 million d’euros de bénéfices avec un endettement remboursable sur deux ans alors que ce délai s’étale sur 10 ans à Morteau. Cette épargne se fait au détriment des aménagements et des services. Cette stratégie est le signe d’un profond décalage avec la réalité.” Là où certains sont fiers du nouveau terrain synthétique, lui y voit un équipement certes nécessaire mais fait à la va-vite, en limite de route et avec une capacité de stationnement inadaptée. La campagne pourrait être animée à Villers-le-Lac. Avec la vision de Pascal Viennet sur l’avenir de leur commune et les propositions qui en découlent, les habitants de Villers se voient proposer un projet très différent de celui porté par Romain Vermot son concurrent. Comme un parfum de rupture avec l’existant.
