Sous l’impulsion de Malia Hakkar, psychologue et d’Amandine Berdouillard, assistante sociale, 8 Cafés des aidants ont vu le jour en Bourgogne Franche-Comté. Dont un à Orchamps-Vennes. L’objectif est d’apporter soutien et informations aux personnes aidantes.

Chacune dans leur profession libérale, elles sont confrontées à de nombreux aidants familiaux. Face parfois à leur détresse, ou du moins à leurs besoins de souffler, d’échanger, de créer du lien, Malia Hakkar, psychologue et Amandine Berdouillard, assistante sociale, ont décidé de créer des Cafés des aidants. Lancés il y a trois ans, ces espaces d’échanges et d’informations germent petit à petit sur le territoire. Aujourd’hui, il en existe 8.

Amandine Berdouillard, et Malia Hakkar, toutes deux à l'initiative des Cafés des aidants (photo Jean- Charles Sexe).

À Orchamps-Vennes, la maire Marina Tassetti n’a pas hésité à encourager la mise en place d’un Café des aidants. "C’était pour moi une évidence, c’est un service que l’on peut offrir à nos administrés. Mais je ne suis pas sûre que tout le monde le connaisse." "Nous avons besoin des communes pour promouvoir les Cafés," souligne Malia Hakkar. "Nous répondons à des besoins sur le territoire et nous sommes également un soutien aux élus, parfois confrontés à des administrés qui demandent de l’aide."

Cette action sociale, labellisée Café des aidants, est reconnue par l’association française des aidants et financée par une structure extérieure privée. Seule une mise à disposition d’un local est demandée pour la tenue des cafés, une fois par mois.

"Le Café des aidants est comme un groupe de parole, il est là pour créer du lien, du soutien. Nous sommes là pour réceptionner les difficultés rencontrées par les aidants. Ce n’est pas à visée thérapeutique," précise Malia Hakkar. "C’est gratuit et sans obligation d’inscription. Ils peuvent venir comme ils peuvent, et c’est évidemment confidentiel. Ce qui se dit ne sort pas du café."
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À raison d’1 h 30 une fois par mois, le Café des aidants regroupe au maximum 7 participants. Malia Hakkar et Amandine Berdouillard essaient d’en implanter dans des zones rurales, souvent éloignées des structures de l’action sociale. Parmi les différents cafés qui se sont déjà tenus, Malia Hakkar relève plusieurs problématiques transversales. "Il y a une vraie problématique de culpabilité. Un aidant a le sentiment de ne jamais en faire assez. Cette culpabilisation enclenche des difficultés à accepter de l’aide à domicile, des placements temporaires, à déléguer à d’autres professionnels. Notre binôme est aussi là pour éventuellement apporter toutes les informations si besoin. On essaie de déconstruire un petit peu les blocages comme la culpabilisation à outrance." Depuis deux ans, les deux femmes ont pu assister à de belles évolutions d’aidants. En majorité, les aidants qui se déplacent aux cafés sont des épouses à la retraite, il peut y avoir un public plus jeune, notamment des enfants aidants. L’un des freins reste l’espèce de pudeur qui affleure souvent dans les milieux ruraux, la peur du qu’en-dira-t-on. "Les difficultés des aidants sont vues comme une sorte de vulnérabilité, de faiblesse," observe la psychologue qui souhaite faire passer ce message : "On ne choisit pas de devenir aidant. Venez chercher du soutien au travers de personnes qui vivent la même chose. Pour adopter une posture résiliente, le lien social est primordial."

Le prochain rendez-vous a lieu le 5 janvier à la mairie. Les autres cafés des aidants sont situés à Ornans, Besançon, Novillars, Quingey, Saône, Boussières et Salins-les-Bains.

Contact au 06 77 13 64 77
Facebook "Café des aidants F-C", Linkedin, Google


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