Une convention tripartite réunit la congrégation, la com’com du Plateau de Russey, et le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement (C.A.U.E. 25) pour y travailler.

Faute d’effectifs suffisants, le collège et le lycée n’ont pas ouvert leurs portes à la rentrée 2025, laissant inutilisé ce considérable patrimoine foncier et immobilier. Au début des années 2000, 300 élèves (dont 230 internes) fréquentaient encore l’établissement. Le choc fut rude pour cette commune du Haut-Doubs d’apprendre la fermeture de ces deux institutions ouvertes il y a 84 ans pour le collège et 56 ans pour le lycée.

Lycée, collège et couvent constituent la plus vaste partie de cet ensemble immobilier.

“Ce site, emblématique par sa valeur patrimoniale, foncière et territoriale, constitue un enjeu majeur pour l’avenir du Pays Horloger, tant par sa localisation centrale que par les opportunités qu’il représente en matière d’aménagements, de services, de logements ou d’équipements publics”, déclarait Gilles Robert lors d’un récent conseil communautaire de la C.C.P.R. (Communauté de Communes du Plateau du Russey).

Dans ce contexte, la C.C.P.R. a proposé de conduire, en partenariat étroit avec la congrégation des sœurs de la Charité (propriétaire de l’ensemble) une étude d’opportunité portant sur le devenir du site Saint-Joseph.

“Il s’agit d’un ensemble foncier stratégique pour le secteur, situé sur l’axe Maîche-Morteau. Il comprend bien sûr la partie lycée-collège sur cinq étages disposant d’une cuisine professionnelle moderne, mais également le couvent, une chapelle, un bâtiment actuellement loué par le Parc Naturel Régional et l’ancienne école élémentaire”, précise Arthur Denez, directeur général des services de la C.C.P.R.

Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement du Doubs (C.A.U.E. 25) a été choisi pour accompagner les acteurs dans cette démarche et apporter son ingénierie sur le projet. Différents scénarios de reconversion, totale ou partielle du site seront étudiés, tout en identifiant les contraintes techniques, juridiques et patrimoniales. Une première évaluation des coûts et des modèles envisageables sera conduite, ainsi qu’une phase de diagnostic réalisée en parallèle (surfaces, présence d’amiante, réglementations urbanisme locales…).

“Les premières réunions du comité de pilotage réunissant la C.C.P.R., la Congrégation et le C.A.U.E. 25 se dérouleront de janvier à mars. D’avril à juillet les premiers contacts seront pris avec les potentiels partenaires publics ou privés, ainsi qu’avec les collectivités et les institutions du Département. Nous envisageons également une consultation du public à l’automne prochain”, ajoute M. Denez.

Quelques pistes émergent : équipements touristiques, auberge de jeunesse, salle de spectacle, logement social, services divers… Il faut en tout cas saluer la réactivité des élus locaux espérant que leur détermination sera couronnée de succès.


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