Un espoir du ski de fond

Le fondeur du C.S.R. Pontarlier a intégré le groupe Excellence 2030, l’équipe de France junior. Avec en vue pour cette année, des épreuves de coupe d’Europe et, en ligne de mire, les J.O. de 2030 en France.

Sa précédente saison l’a propulsé dans la cour des grands, tout du moins des espoirs du ski de fond français. Avec de beaux résultats dans les épreuves de coupe de France comme en coupe d’Europe au sein de la sélection nationale, Jules Bobillier-Chaumont a gagné son ticket pour intégrer en ce début de saison le groupe Excellence 2030 de la fédération. Un effectif de 5 garçons, les 5 meilleurs de leur génération, dont Jules est le seul représentant du massif jurassien, les 4 autres étant originaires du massif du Mont-Blanc ou du Dauphiné. Côté filles, ce groupe Excellence 2030 compte 6 espoirs, dont 3 du massif jurassien. Les derniers Haut-Doubistes à être passés par la case équipe de France junior évoluent aujourd’hui en équipe de France A, comme Chloé Pagnier ou Rémy Bourdin, ses aînés.

Licencié au C.S.R.P. depuis l’âge de 7 ans, Jules Bobillier-Chaumont s’apprête à entamer une saison décisive pour la suite de son parcours.

Pour le jeune sportif de 19 ans originaire des Alliés, cette sélection parmi les meilleurs juniors français n’est qu’une étape, il garde la tête froide. “J’ai fait une bonne préparation depuis cet été, avec neuf stages prévus entre mai et décembre avec l’équipe de France. La première compétition est programmée à Bessans fin novembre, ce seront déjà des courses décisives pour les sélections en coupe d’Europe. Mon objectif est de décrocher ma place pour ces épreuves européennes” commente le sociétaire du C.S.R.P. dont il est membre depuis l’âge de 7 ans. Et si sa saison 2025-2026 se passe sous les meilleurs auspices, il pourrait se profiler, en mars prochain, les championnats du monde junior en Norvège…

Mais Jules Bobillier-Chaumont ne veut surtout pas brûler les étapes. Il sait qu’une place en équipe de France junior reste précaire et que personne n’est assuré ensuite de poursuivre en équipe de France senior. “Je bascule en senior la saison prochaine, bien sûr que mon objectif est d’intégrer l’équipe de France senior B, puis A si j’en ai les moyens. Pour l’instant, je m’applique à essayer de gravir les échelons un par un.”

À côté des entraînements et des compétitions, le jeune spécialiste des longues distances suit par correspondance ses cours de licence en S.T.A.P.S. Autre préoccupation pour lui : boucler le budget d’une saison qui se chiffre à près de 7 000 euros. Pour cela, il a monté un dossier de sponsoring dont il commence à récolter les fruits auprès d’entreprises locales qui se sont engagées à le soutenir. “Il me manque encore quelques soutiens pour boucler le budget” confie le sportif qui est dans une année charnière au plan sportif : “C’est l’année de la confirmation pour moi, elle sera sans doute décisive pour la suite. Si tu rates le train, il n’est pas évident ensuite de pouvoir le raccrocher” analyse-t-il avec lucidité. Mais si ça fonctionne pour lui, il pourrait venir allonger la liste déjà bien fournie des sportifs du Haut-Doubs qui ont participé un jour aux Jeux Olympiques.

Pour Jules, c’est la date de 2030 qui est cochée dans son calendrier idéal.

Zoom

Ses principaux résultats 2024-2025

  • 2 sélections en coupe d’Europe
  • 12ème de la poursuite classique de Falcade (coupe d’Europe)
  • 15ème individuel classique de Prémanon (coupe d’Europe)
  • 1er individuel classique de Bessans (coupe de France)
  • 1er individuel skate des Plans-d’Hotonne (coupe de France)
  • 2ème individuel classique du Grand-Bornand (coupe de France)…

Cet article vous est proposé par la rédaction de La Presse Pontissalienne
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