La saxophoniste de 26 ans a commencé à se faire un nom dans le monde de la musique. Ibiza, Dubaï, Monaco… Elle joue depuis quelques mois sur les plus grandes scènes festives de la planète aux côtés de D.J. internationaux

Récemment, c’est à Monaco qu’elle a été appelée à jouer du saxophone, pour un mariage V.I.P. où le chanteur et pianiste de Coldplay assurait la première partie de l’animation. Excusez du peu ! Un peu plus tôt, elle a assuré l’animation d'un événement privé en Turquie. Et avant de partir pour une saison dans la plus grande boîte de nuit d’Ibiza, Élisa Trimaille a posé quelques semaines ses valises à Besançon et à Baume-les-Dames, la ville où elle a grandi. À 26 ans, la jeune diplômée du conservatoire du Grand Besançon démarre une carrière sur les chapeaux de roues.

La carrière de la saxophoniste bisontine est en train de décoller à l’international (photo Emmanuel Dumont).

Élisa’Sax, le nom par lequel elle se fait connaître, a grandi avec la musique, avec une maman qui pratique l’accordéon et une grande sœur le piano. À 6 ans, elle débute son apprentissage musical à l’école de musique de Baume-les-Dames où elle s’initie à la flûte traversière. Puis au saxophone et à la batterie. Logiquement, elle suit des études musicales, au lycée Pasteur à Besançon dans la filière T.M.D. (techniques de la musique et de la danse). Après le Bac, elle poursuit son apprentissage de la musique au Conservatoire et ses études supérieures en faculté de musicologie où elle décrochera sa licence. C’est là qu’elle a définitivement choisi le saxophone comme instrument de prédilection.

“Avec Cécile Dubois, une prof géniale au Conservatoire qui m’a vraiment fait progresser avec cet instrument” note la jeune fille dans un grand sourire.

À 18 ans, par l’intermédiaire d’une de ses sœurs gouvernante dans un grand hôtel de Saint-Tropez, Élisa a l’opportunité de découvrir le monde du clubbing en assistant à une représentation d’un saxophoniste sur de la musique électro. Elle a le coup de cœur. C’est là qu’elle rencontre une famille de Las Vegas qui l'invite à faire du baby-sitting là-bas.

“Je fonce, j’ai alors 21 ans et je passerai près de quatre mois à Vegas. Une période riche pour l’apprentissage de l’anglais mais assez compliquée parce que j’étais assez seule…”
Elle multiplie en parallèle les expériences artistiques en participant notamment au casting de l’émission N’oubliez pas les paroles, puis en s’inscrivant au Cours Florent où elle sera admise dans la section comédie musicale. Mais Élisa n’aura pas le temps de donner suite à cette opportunité, happée par les premières sollicitations pour des prestations au saxophone.

“Une connaissance m’avait parlé d’Ibiza, j’ai eu la possibilité d’aller y faire une première prestation, puis j’ai été engagée pour tout l’été 2024 pour assurer des pool parties, des beach parties ou des sunsets dans des bars. Ces premières expériences, les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille m’ont ensuite permis d’aller l’hiver suivant à la Folie Douce à Méribel-Courchevel où je jouais tous les jours de 11 heures à 17 heures avec d’autres musiciens. Une excellente expérience également qui m’a aidée à me mettre le pied à l’étrier” détaille la musicienne.

Retour à Ibiza l’été dernier où Élisa donne un nouveau tournant à sa jeune carrière avec la rencontre du D.J. français Hugel, internationalement connu, auprès duquel elle a l’opportunité de jouer dans la plus grosse boîte de nuit de l’île, le Hï, où elle jouait tous les jeudis soir. D’Ibiza à Dubaï, il n’y a qu’un pas, qu’Élisa a franchi allègrement, invitée par un ami percussionniste. Nouvelle expérience à Rabat, au Maroc, où elle a l’opportunité de jouer à une soirée festive à laquelle participe le Roi Mohamed VI en personne. Puis Monaco, puis Antalya, etc. : les sollicitations s’enchaînent pour la Bisontine que le public local a notamment pu découvrir fin avril lors d’une soirée de l'E.S.B.-F. au Palais des sports.

Prise dans ce tourbillon, Élisa n’en garde pas moins la tête froide. Son défi aujourd’hui : vivre intégralement de ses prestations musicales, avec bientôt une corde de plus à son arc : le mixage.

“Créer mon propre show mélangeant le côté D.J. et saxophoniste, avec des danseurs autour de moi, c’est mon objectif. En ce moment, je prends les choses les unes après les autres” note la jeune fille qui est en train de se créer un personnage avec costume de scène qu’un créateur local (Franck-Louis Ducoup) est en train de lui préparer.

Élisa est en même temps consciente que le monde de la nuit, avec ses paillettes, peut aussi avoir ses côtés sombres.

“Je me préserve au maximum, je veux construire les choses avec sérieux, je suis issue d’une famille qui a les pieds sur terre, avec des vraies valeurs, je veux en être digne” ajoute Élisa Trimaille, prête à sauter dans le prochain avion pour assurer l’animation d’une soirée de prestige.

Cet article vous est proposé par la rédaction de La Presse Bisontine
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