Le 24 juin 1996 était distribué dans les boîtes à lettres du Val de Morteau le tout premier numéro du journal C’est à dire. Trente ans plus tard quasiment jour pour jour, le numéro 328 est livré. Avec toujours le même souci constant d’informer ses lecteurs avec la plus grande honnêteté, en relatant les faits et sans tomber dans la tentation du buzz éphémère. Cette longévité, c’est avant tout à nos lecteurs et à nos annonceurs que nous la devons. Nous allons vous raconter la grande épopée de C’est à dire et de l’agence Publipresse.

Les quatre associés de Publipresse : Olivier Chevalier, Thomas Comte, Éric Tournoux et Jean-François Hauser

LA BELLE HISTOIRE / WWW.PUBLIPRESSE.FR

Une épopée de jeunesse inscrite dans la durée

La création du journal C’est à dire est née d’une belle aventure humaine et entrepreneuriale. L’insouciance des débuts a vite laissé place au développement d’une entreprise de presse doublée d’une agence de communication devenue à l’échelle régionale un acteur reconnu dans ces métiers, toujours fidèle à ses racines.

Ils étaient quatre amis, tous du même âge - 23 ans à l’époque - et mus par la même passion : créer leur propre emploi sur le territoire où ils ont grandi. Impliqués dans le milieu associatif à travers une association baptisée Val’Anim, ils organisaient alors des soirées festives à destination de la jeunesse locale, dans les salles des fêtes du coin. C’est à eux par exemple qu’on devait en 1995 la création du Méga Music Show à Gilley.
Mais ces quatre jeunes qui terminaient leurs études ont alors fait un constat : à part le quotidien régional - que les jeunes lisaient peu -, il n’existait aucun journal d’information sur le secteur. Ils décident alors de lancer, comme une bouteille à la mer, leur premier titre de presse : le journal C’est à dire était né. Modeste journal au démarrage, 12 pages à peine, et une diffusion assez confidentielle sur le Val de Morteau. Mais bien vite, “le petit journal” comme le qualifiaient ses premiers lecteurs, a pris une place dans le paysage médiatique du Haut-Doubs. Quelques articles corrosifs liés à l’insouciance de leurs auteurs ont commencé à asseoir l’audience du journal C’est à dire qui est devenu, au fil des mois et des années, un support respecté d’informations locales où lecteurs comme annonceurs y ont rapidement trouvé leur compte.

Les premiers numéros des journaux de Publipresse, à la fin des années quatre-vingt-dix.

Le journal C’est à dire a grandi, sa pagination s’est épaissie, son maigre budget de départ s’est peu à peu étoffé, son équipe a pu commencer à embaucher ses premiers collaborateurs. La zone de diffusion s’est rapidement élargie au pays sauget, aux Plateaux de Maîche et du Russey, au secteur de Saint-Hippolyte, au secteur de Pierrefontaine-les-Varans, jusqu’à couvrir entièrement ce grand territoire à l’identité si forte : le Haut-Doubs. 27 000 exemplaires sont désormais distribués chaque mois dans les boîtes à lettres de cette zone. Car sans le savoir vraiment, quand C’est à dire est lancé en 1996, il est alors le tout premier journal gratuit d’information de France !

Le C’est à dire comme ses lecteurs l’appellent maintenant a ensuite fait des petits : La Presse Pontissalienne, puis La Presse Bisontine. La société Publipresse qui l’édite s’est spécialisée aussi dans l’écriture de magazines ciblés sur certaines professions (avec Le Doubs Agricole) ou catégories (le magazine En Mode Action à destination des élus), elle a aussi suivi les évolutions technologiques (création du blog lapressedudoubs.fr pendant la crise du Covid). Mais au fil des ans, la rédaction de C’est à dire et de l’agence Publipresse a toujours gardé le même cap : proposer une information sérieuse par une équipe de journalistes professionnels, en se refusant toujours à tomber dans la facilité de l’information de couloir ou du petit buzz médiatique éphémère.

À l’heure où la confiance dans les médias n’a jamais été aussi faible, secouée par l’intrusion des réseaux sociaux et son lot de fake news, ou de l’IA qui malaxe l’information jusqu’à la rendre indigeste voire écœurante, la rédaction du journal C’est à dire continue, 30 ans après son premier numéro, à faire de l’information de proximité crédible sa ligne de conduite unique, avec comme fil conducteur invariable depuis 1996 : la création de liens entre les habitants d’un territoire à l’identité forte : le Haut-Doubs. En cela, nous n’avons pas peur d’affirmer que le C’est à dire est un véritable réseau social avant l’heure, mais celui-ci bien ancré dans la réalité de son territoire.

Réseaux sociaux et IA

La raison d’être d’un journal de proximité n’a sans doute jamais revêtu autant d’importance qu’aujourd’hui. Tout comme l’est la nécessité, dans une démocratie qui se respecte, de maintenir un tissu de médias indépendants, seuls à même de garantir une pluralité de voix, dans un monde où les géants de la tech n’ont aucun scrupule à favoriser la diffusion d’informations non vérifiées, de thèses complotistes ou déviantes, et où l’IA s’attribue sans vergogne le contenu informatif de centaines de journaux en toute impunité, sans aucune rétribution à la clé. Maintenir un tissu de journaux indépendants est un acte vital pour la démocratie. La fidélité de ses lecteurs et de ses annonceurs y contribue évidemment.


Cet article vous est proposé par la rédaction du journal C'est à dire, distribué à + de 30 000 exemplaires sur le Haut-Doubs.
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