Càd : Si vous êtes élu, quels sont les trois dossiers prioritaires que vous souhaiteriez engager ?
Pascal Viennet : “L’accueil de la petite enfance et de la jeunesse. Nous augmenterons significativement les capacités d’accueil, améliorerons la qualité du service, accompagnerons des projets privés et structurerons un lieu intergénérationnel. Les mobilités douces et un minibus constituent des projets fédérateurs attendus par la population, ainsi que la sécurisation des cheminements piétons du centre-ville, et la régularisation du trafic entrée-sortie de ville avec un projet de bretelle avec la R.D. 461 aux Bassots, et la mise en place de voies cyclables et piétonnes. Le soutien à la vie associative se traduit par la volonté de repenser le projet de maison des associations en accord avec tous les acteurs concernés et plus largement, de soutenir les associations qui sont les acteurs essentiels du lien social, culturel et solidaire.”

Càd : Quelles solutions mettriez-vous en place pour répondre à la demande de logements à prix abordables ?
P.V. : “Nous inciterons à la remise sur le marché des 288 logements vacants (source I.N.S.E.E. 2022), via un accompagnement à la rénovation et, selon les cas, des garanties adaptées et des dispositifs existants, comme les avantages fiscaux prévus pour les propriétaires au budget national 2026, ou, à l’inverse, la taxe d’habitation sur le logement vacant (T.H.L.V.). Parallèlement, nous développerons le parc de logements sociaux et accessibles en partenariat avec les acteurs institutionnels et en utilisant des outils innovants comme le bail réel solidaire. Pour nous aider dans ces démarches, nous ferons appel à un expert en urbanisme et mobilité.”
Càd : Quel est le projet rattaché à la valorisation du site de la Griotte ?
P.V. : “L’objectif est de faire de la Griotte un lieu de vie partagé, porteur d’identité et de lien social, en veillant à l’équilibre entre des fonctions pratiques en stationnement, gare routière, et mobilités douces, des espaces de détente et de loisirs concertés avec la jeunesse (chantiers jeunes d’été), et les habitants : aires de jeux, promenade, théâtre de verdure. Puis une forte dimension paysagère et végétale, accessible à tous les âges, et une ouverture à des usages futurs, associatifs (club de pétanque…), culturels et mémoriels (musée des pompiers…).”
Càd : Comment rendre le Saut du Doubs encore plus attractif ?
P.V. : “Le Saut du Doubs est un atout touristique majeur, insuffisamment valorisé, mais à protéger du surtourisme. C’est aussi le lieu pour promouvoir l’offre du territoire avec la permanence de l’office de tourisme du Pays Horloger. Nous souhaitons renforcer l’accessibilité par une amélioration de la signalétique et de l’accès piétons et cyclistes, depuis le centre-ville jusqu’au Saut du Doubs. Le site a aussi besoin d’aménagements en mobilier, aires de repos, aires de pique-nique, barbecues et stationnement adapté. Nous soutiendrons une stratégie de labellisation et de promotion, en lien avec les acteurs locaux et transfrontaliers (Grand site de France, Parc Naturel Régional, Bienvenue chez nous). L’enjeu est de concilier attractivité, respect du site et cohabitation des usages.”
Càd : Comment financerez-vous les investissements : par l’impôt, l’emprunt ?
P.V. : “Il n’est pas envisagé d’augmenter la fiscalité locale. La soutenabilité financière est une condition de crédibilité de l’action publique. Les investissements reposeront sur une priorisation et un dimensionnement raisonné des projets et un recours maîtrisé à l’emprunt pour les projets lourds, en concertation avec les habitants, une planification pluriannuelle des services de voirie, de l’accompagnement des services à la petite enfance, du soutien aux associations, par un financement par objectifs et appels à projet, et enfin un financement par tranches des projets d’envergure.”
Càd : Vos projets en faveur de la vie associative ?
P.V. : “Nous considérons les associations comme le bras armé des politiques sociales, culturelles, sportives et festives de la commune. Nos propositions sont : la mise à disposition de locaux adaptés et mutualisés, un accompagnement logistique, administratif et financier, le développement de collaborations inter-associatives, un meilleur partage des actions, par la réservation en ligne des salles, et le prêt d’une salle, une fois par an, pour une manifestation ouverte à la population.”
