Des irrégularités assez troublantes ont été signalées lors de la dernière assemblée générale des chasseurs mettant en évidence des tensions et un manque de dialogue entre les différents groupes de la société qui couvent depuis des années.
Au-delà du fait d’apaiser le débat, l’élection d’un nouveau président en juin dernier devrait permettre de tirer un trait sur les dysfonctionnements et le malaise qui régnaient au sein de cette A.C.C.A. qui fédère encore une quarantaine de nemrods. “Personne ne voulait la place, j’ai finalement accepté dans une volonté de réinstaurer le dialogue. J’ai néanmoins posé mes conditions. Soit on arrive à avancer en bonne intelligence, sinon je prendrai les décisions qui s’imposent, comme de fermer ou pas la chasse. Cela fait partie des prérogatives qui sont laissées à l’appréciation du président”, indique Yoni Kuenzi qui préside maintenant l’A.C.C.A. de Grand’Combe-Châteleu.
Le bureau qui comporte six membres a été renouvelé à 50 % et sa composition permet aux deux principaux groupes de l’association d’être représentés, ce qui n’était pas le cas auparavant. Autre signe positif avec la création d’un groupe WhatsApp incluant tous les sociétaires, ce qui permettra à chacun d’être informé rapidement où qu’il soit, sans avoir à venir lire le panneau à Grand’Combe où étaient affichées les décisions du bureau.
Ces changements sont aussi une des raisons pour lesquelles ceux qui ont dénoncé les agissements de l’ancien président ne sont pas allés plus loin dans leurs démarches. “Ces dysfonctionnements résultent de fortes tensions. L’an dernier, sans en être informé, nous avons appris pratiquement par hasard que la fermeture de la chasse au sanglier avait été avancée au 31 janvier, soit avec près d’un mois d’avance. Cette décision figurait au règlement auquel nous n’avions pas accès. Pire encore, sur ce document, on pouvait lire que cette décision avait été soumise au vote de sociétaires, ce qui est totalement faux”, s’étonne le chasseur qui souhaitait signaler ces faits tout en gardant l’anonymat.
Le détracteur rappelle aussi l’incident des trois candidatures au bureau qui n’ayant pas été envoyées par courrier et dans les délais impartis avaient été tout simplement rayées par l’ancien président. Lequel contacté n’a pas souhaité s’exprimer sur ces faits, indiquant seulement qu’il ne faisait plus partie de l’association et qu’il n’était plus chasseur… “On avait envoyé ces noms par S.M.S. J’admets qu’on aurait dû faire autrement. On pensait quand même qu’ils seraient pris en compte et proposés au vote” dit-il.
Sur la question de la fermeture anticipée de la chasse au sanglier lors de la campagne 2025, le chasseur anonyme critique plus la méthode que le bien-fondé de la décision. “Si on nous l’avait dit en direct, on aurait arrêté sans souci. C’est surtout le fait de le découvrir par hasard qui nous a mis en colère”, explique celui qui espère désormais que tout va rentrer dans l’ordre.
