La mairie n’autorise plus une professeure de yoga de la commune à dispenser ses cours dans la salle de motricité qu’elle utilisait depuis plusieurs années. La pétition signée par plus d’une centaine de pratiquants n’y changera rien.

Petite tempête locale dans le monde d’habitude si zen du yoga. Ornella Purguy, enseignante attitrée de yoga depuis plusieurs années à Grand’Combe-Châteleu, s’est vue refuser pour la rentrée prochaine l’accès à la salle de motricité de l’école maternelle qu’elle louait jusqu’ici pour prodiguer ses cours. La raison officielle : la charge de ménage à laquelle est confronté le personnel communal chargé de l’entretien de l’école.

Après discussion avec son conseil municipal, la maire Christelle Vuillemin a décidé de ne plus laisser cette salle à disposition de l’enseignante. Et ce, malgré la pétition qui a circulé au début de l’été, recueillant plus d’une centaine de signatures, dont de nombreux pratiquants habitant en dehors de Grand’Combe, sur les 130 élèves que compte l’enseignante.

Les cours de yoga d’Ornella Purguy reprendront malgré tout courant septembre, une partie est délocalisée à La Longeville.

Que disait cette pétition ? "Nous, habitants de la communauté de communes du Val de Morteau ou participants aux séances de yoga organisées par Ornella Purguy dans la salle de motricité de l’école maternelle de Grand’Combe-Châteleu, souhaitons exprimer notre vive inquiétude face au projet d’interdiction de l’utilisation de cette salle pour cette activité. Depuis plusieurs années, ces séances de yoga contribuent activement au bien-être physique, mental et social de plus d’une centaine de personnes. Elles y trouvent notamment un espace accessible à tous, sans discrimination d’âge ou de condition physique, une activité favorisant la santé, la détente et la prévention des problèmes liés au stress, un moment de convivialité renforçant le lien social entre les habitants et une alternative locale qui évite des déplacements vers d’autres communes." Les élèves ne comprennent pas le refus de dialogue de la maire. "Cette décision n’arrange personne ! La maire devrait comprendre que sa décision complique les choses pour tout le monde, et notamment le groupe du jeudi qui devra aller jusqu’à La Longeville !" commente cette pratiquante déçue.

Mais cette mobilisation n’a rien changé. Contactée, la maire de Grand’Combe confirme qu’elle ne reviendra pas en arrière. La professeure de yoga ne reste pas pour autant sans solution : la mairie a signé avec elle une convention d’utilisation d’un autre espace, la salle des associations, toutefois plus exiguë que la précédente.

"Vu la capacité réduite de cette salle, je ne vais pas pouvoir accueillir autant d’élèves. Et comme je ne l’ai pas le jeudi, je suis obligée de louer une autre salle, mais à La Longeville. Cette nouvelle configuration n’arrange personne, ça oblige les élèves à faire beaucoup plus de kilomètres, c’est incompréhensible" déplore Ornella Purguy qui se voit ainsi amputée d’une partie de ses ressources.


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