Le bâtiment accueillera au printemps 2028 une mairie totalement repensée et deux appartements locatifs conventionnés à loyer modéré.

La Chenalotte fait partie de ces villages du Haut-Doubs qui ont vu leur population exploser ces 25 dernières années (286 habitants en 1999 et 563 en 2026). Les résidents sont jeunes (36,7 ans en moyenne) et en bonne partie travailleurs frontaliers avec un revenu médian 67 % supérieur à la moyenne nationale. De ce fait, la majorité du parc immobilier est récente.

“Après la salle des fêtes dotée de panneaux photovoltaïques en 2024, l’école rénovée en 2023, il nous fallait réfléchir à une transformation de l’ancien presbytère qui abrite la mairie”, observe Dimitri Coulouvrat, maire de la commune.
Dimitri Coulouvrat, maire de La Chenalotte, et Valérie El Niess, adjointe en charge des bâtiments communaux devant la porte d’entrée mentionnant la date de construction en 1745.

Cette ancienne ferme de 1745 a abrité les prêtres jusqu’en 1911, puis fut louée à des particuliers avant que Léon Duquet n’y installe la mairie au rez-de-chaussée en 1980. “Pour l’instant et avant que ne débutent les travaux, nous avons installé les bureaux de la mairie, sous la salle des fêtes”, note Valérie El Niess, adjointe en charge du patrimoine communal.

“Nous souhaitions garder le cachet historique de ce bâtiment et nous préserverons l’aspect extérieur en procédant à une isolation par l’intérieur”, précise le maire.

Seuls les quatre murs et la toiture seront conservés afin de réorganiser tout le volume intérieur. L’imposante façade arrière verra même sa partie en tavaillons rénovée par un des derniers artisans maîtrisant cette technique séculaire. Le premier niveau accueillera l’espace public, une salle du conseil et un bureau pour le maire dans un souci d’offrir un bon confort aux personnes qui y travaillent. Le haut du bâtiment offrira deux appartements T4 et T5 en duplex. “La réserve foncière de la commune est limitée et il nous semblait important d’offrir du locatif abordable pour les familles les plus modestes et d’améliorer la mixité sociale. Ces deux nouveaux logements viendront en complément de ceux de l’école”, précise Dimitri Coulouvrat.

“Nous bénéficions pour ce projet de l’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage du S.Y.D.E.D. (Syndicat mixte des énergies du Doubs) pour la partie rénovation énergétique et nous avons décidé de travailler avec le cabinet d’architectes Dominique Reymond qui s’était déjà chargé de la restructuration de l’école”, note Valérie El Niess.
La façade arrière avec la grande partie en tavaillons qui sera rénovée dans les règles de l’art.

Le budget global de l’opération s’élève à 1,2 million d’euros hors taxes et l’équipe communale travaille d’arrache-pied à décrocher des subventions substantielles (État, Département et Région). Grâce au dispositif Effilogis de la Région Bourgogne-Franche-Comté, la commune avait déjà bénéficié de 220 429 euros pour l’extension et la rénovation thermique de l’école et la chaufferie-bois qui alimente les bâtiments communaux. Il en sera de même pour ce nouveau bâtiment à hauteur de 132 000 euros.

“Grâce à un fonds de roulement (trésorerie) largement positif, nous devrions pouvoir autofinancer ces travaux en recourant si nécessaire à un prêt relais de courte durée”, conclut Dimitri Coulouvrat.


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