Lycéenne à Morteau, Lou Masson a obtenu son brevet d’initiation aéronautique avec une excellente note. Une première étape dans son chemin vers le métier que l’adolescente de 15 ans aimerait faire : ingénieure dans l’aérospatiale.
Objectif Lune ou presque pour Lou Masson. À 15 ans, la lycéenne vient d’obtenir son B.I.A. (Brevet d’initiation aéronautique) avec l’excellente note de 17,4 sur 20, ce qui lui permet de terminer première de la promotion. Une fierté pour Didier Morel, qui anime la formation préparant le B.I.A. à destination des élèves de seconde. Surtout, Lou faisait partie des trois seules filles sur la dizaine d’élèves qui a suivi la formation.
Mais ce diplôme n’est qu’un petit avant-goût de ce qu’ambitionne la jeune femme. Lou souhaite en effet devenir ingénieure aérospatiale et se donne tous les moyens pour y arriver. “Ça fait un peu rêver tout le monde”, glisse-t-elle.
C’est après le brevet des collèges qu’elle découvre le pilotage. Sa famille lui offre en effet des heures d’initiation au vol à l’école d’aviation de La Vèze. “Cela permet d’avoir une vision, on comprend mieux la théorie”, souligne Lou qui avait déjà quelques notions.
L’adolescente pratique aussi du kite avec son papa depuis plus de 5 ans. Car en plus d’avoir la tête bien remplie, Lou possède aussi des jambes.
Grande sportive, elle intègre l’option sport à la rentrée en première spécialité maths-physique et sciences de l’ingénieur. La Fournassière (habitante de Fournets-Luisans) déploie plus d’une corde à son arc et tutoie aussi l’art d’Orphée. “À la base, je faisais du piano. On m’a proposé d’intégrer un groupe pour assurer le chant”, raconte Lou. Avec deux guitaristes, un batteur et un bassiste, elle compose le groupe The Spark qui joue des reprises plutôt rock. Le groupe jouera d’ailleurs en novembre à l’Éco’lette au Bizot.
Mature, l’adolescente sait déjà le chemin qu’elle aimerait emprunter pour assouvir son ambition et devenir ingénieure aérospatiale. Intégrer une classe préparatoire M.P.S.I. (Mathématiques, physique et sciences de l’ingénieur) pour ensuite réussir à rentrer dans une école. “type Sup’aéro, ce serait bien”, espère Lou. Sup’aéro, ou l’institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace à Toulouse, une école à la pointe mondiale de l’enseignement supérieur dans ce domaine.
Au-delà de son parcours individuel impressionnant, Lou Masson incarne aussi un bel exemple pour encourager les filles à embrasser des carrières scientifiques. Encore aujourd’hui, les filles restent sous-représentées dans les filières scientifiques.
