Après avoir organisé les quatre précédents Super Comices à Pontarlier, l’ancien président de la Fédération Départementale des Comices s’est mis à disposition des organisateurs pour que cette édition mortuacienne se déroule dans les meilleures conditions possibles.

Philippe Schaller est sans doute celui qui connaît le mieux l’histoire et les origines du Super Comice. « Un premier rassemblement inter-comices avait été organisé en 1998 à Pontarlier sous l’égide de la F.D.S.E.A. L’idée du Super Comice revient à Élie Laffly qui souhaitait qu’on célèbre le passage à l’an 2000 avec un grand événement fédérateur. La première édition s’est donc déroulée en 2000 dans la plaine Pourny à Pontarlier. Élie Laffly était alors président de la Fédération », rappelle Philippe Schaller qui était au bureau de la Fédération et s’occupait plus spécifiquement du comice de Morteau.

Philippe Schaller sera bien entendu présent au Super Comice où il dédicacera le livre “Sur les traces de la montbéliarde, second volet” qu’il a écrit avec Philippe Marguet.

Pour la seconde édition du Super Comice en 2005, celui qui entre-temps était devenu président de la Fédération voulait donner une autre dimension à l’événement. « On avait pour ambition de présenter l’agriculture en ville. J’ai donc fait cette proposition à Patrick Genre qui a immédiatement répondu positivement, comme l’a d’ailleurs fait Cédric Bôle le maire de Morteau pour accueillir le prochain Super Comice. » L’intégration des comices au cœur des villages d’accueil avec une finale programmée tous les cinq ans au centre de la capitale du Haut-Doubs allait donner un tout autre retentissement à ces concours.

La démarche a instauré une dynamique qui a abouti, in fine, à l’inscription des comices du Doubs à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel français depuis 17 décembre 2025. Une première étape sur la route du classement au patrimoine mondial de l’Unesco.

Aujourd’hui retraité de l’agriculture, Philippe Schaller qui fait partie du comité d’organisation du Super Comice se sentait bien entendu concerné par cette édition mortuacienne. « Je ne m’occupe pas du tout de l’organisation mais j’apporte mon expérience et je suis aussi là pour mobiliser les forces vives », explique le régional de l’étape évidemment ravi que Morteau ait été choisi pour accueillir le 6ème Super Comice. « Surtout quand on sait l’importance du Val de Morteau dans l’histoire de la race montbéliarde. »

De la comparaison avec Pontarlier, il explique que le centre-ville de Morteau n’était pas configuré pour accueillir autant d’animaux alors que le Champ de Foire offre tous les avantages. Où sera-t-il exactement le 24 octobre ? Il sera sur un stand où il dédicacera l’ouvrage « Sur les traces de la montbéliarde, second volet » qu’il a écrit avec Philippe Marguet et qui sortira à l’occasion de l’événement.

Pour mener à bien ce travail, Philippe Schaller a exploité l’abondante documentation qu’il n’a de cesse d’accumuler sur l’histoire de la montbéliarde. Une pièce entière de sa maison est consacrée à ces archives. La passion est intacte. « Quand on nous sollicite, nous allons volontiers animer des conférences pour parler des comices, des origines de la montbéliarde. On fonctionne en binôme, c’est très sympathique. »

S’il suit de près le dossier du classement des comices au patrimoine de l’Unesco, il sait qu’il reste encore du chemin à parcourir pour aboutir. « On aura besoin, par exemple, de travailler à la création d’une Fédération nationale des Comices. »


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