Voitures tampons, stationnement gênant, épaves à l’abandon : face à tous ces problèmes récurrents, la com’com du Val de Morteau porte un projet de fourrière sur le point de se concrétiser.

Le sujet alimente les conversations depuis des années et interroge les élus du Val de Morteau qui n’avaient pas la légitimité juridique pour enlever ou faire enlever des véhicules parasites, stationnés au même endroit pendant des lustres ou bloquant des accès en toute impunité sans souci des conséquences que cela peut générer, provoquant la colère des riverains concernés, prompts à dénoncer l’immobilisme de la police, de la gendarmerie ou, à défaut, de la commune concernée.

Vers la fin des épaves laissées à l’abandon des mois durant sur les parkings du Val de Morteau.

Le projet d’une fourrière est né des échanges et discussions engagés dans le cadre du comité intercommunal de la sécurité et de la prévention de la délinquance. Une première consultation a été lancée au printemps dernier.

“Comme le marché s’est avéré infructueux, les élus du Val de Morteau ont décidé de mettre en place une fourrière intercommunale qui sera gérée en régie. Elle sera opérationnelle au premier trimestre 2026. L’objectif est triple : lutter contre les voitures tampons, pouvoir intervenir sur les véhicules abandonnés sur le territoire et gérer ponctuellement des cas de stationnement abusif observés lors de manifestations”, explique Cédric Bôle, le président de la com’com du Val de Morteau.

La dimension intercommunale s’impose comme la solution la mieux adaptée au regard des besoins des communes confrontées ponctuellement à ces nuisances. Cet équipement offre aussi les moyens juridiques aux communes d’apporter une réponse ferme et dissuasive.

“La fourrière est à la disposition des maires, des polices municipales et de la gendarmerie. Habituellement, les véhicules restent en fourrière une quinzaine de jours avant d’être orientés sur d'autres process allant jusqu'à la destruction si personne ne vient les récupérer. On a décidé de prolonger ce délai d’immobilisation de quinze jours avant d’aller plus loin. L’enlèvement des véhicules sur la voie publique a été confié à un prestataire.”

Quand un véhicule part en fourrière, le contrevenant a droit à la double peine. Il doit régler l’amende pour stationnement gênant ainsi que les frais de gestion et d’enlèvement. Dans un premier temps, la fourrière sera installée dans un espace surveillé puis sera transférée à terme dans l’ancienne déchetterie du Bas-de-la-Chaux.

“Rappelons que la fourrière ne s’applique pas aux véhicules qui seraient restés plus longtemps que prévu en zone bleue. On l’utilisera dans des situations plus dérangeantes”, tient à préciser Cédric Bôle.


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