Coachés par un artiste des Beaux-Arts et accompagnés par leur professeure de français, des élèves du lycée Edgar-Faure ont réalisé une série d’œuvres graphiques et littéraires pour exprimer leurs vœux. L’exposition n’a duré qu’un jour, fin mars, mais il y avait quelques beaux restes en ce début du mois d’avril.

“Réussir ma vie”, “Travailler plus dur”, “Arrêter la cigarette” : les élèves de STI2D du lycée de Morteau n’ont pas attendu de trouver la lampe du génie pour énoncer leurs souhaits. Ces derniers étaient encore, pour quelques-uns, visibles dans la cour de l’établissement scolaire, début avril. On retrouvait ainsi les vœux de ces jeunes adultes dessinés sur les vitres des salles donnant sur l’extérieur, qui étaient peintes au blanc de Meudon. “C’est un moyen original pour s’exprimer”, témoigne Martin, un lycéen. C’était juste bizarre de ne pas être assis devant une table et de suivre des cours.”

Les élèves ont exprimé leurs souhaits qui sont leurs visions de l’avenir, des espérances et des rêves.

Les deux classes de STI2D ont été accompagnées pour réaliser ces œuvres d’art littéraires par leur professeure de français, Méryl Barbé, et par un artiste, sollicité par celle-ci, et venu de l’école des Beaux-Arts de Paris, Laurent Lacotte.

Cette “manifestation poétique”, comme se plaît à la nommer Méryl Barbé, a duré cinq jours. Une semaine au cours de laquelle les élèves ont travaillé sur “l’expression de soi”. À travers l’art, bien sûr. Mais également lorsqu’ils ont dû se présenter devant Laurent Lacotte et s’exprimer en pleine nature, dans une forme de catharsis. “On devait crier pour extérioriser nos émotions”, se souvient Paul, un élève de STI2D. Pour leur professeure, “c’était un très bon entraînement en prévision du grand oral du Bac.”

Les lycéens se sont également rendus jusqu’à la Table du Roi, une pierre située à proximité de Morteau autour de laquelle les druides auraient célébré leur culte. Enfin, cette semaine a été un moment de communion, les élèves partageant un pique-nique tous les midis.

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Passées les émotions, les lycéens ont dû se mettre au travail pour façonner leurs œuvres mêlant art et littérature. Ils ont constitué une barricade, un empilement de chaises, de tables et de pancartes, sur lesquelles ils ont apposé leurs souhaits. Des souhaits qui sont leurs visions de l’avenir, des espérances et des rêves, parfois plus faciles à énoncer qu’à réaliser, mais toujours compréhensibles pour des personnes de leur âge.

Les élèves ont présenté leurs œuvres au public le 27 mars dernier. Dès le lendemain, la barricade a été retirée et les souhaits sur les baies vitrées ont été rapidement détériorés. “C’est dommage que certains abîment le travail des autres”, souffle Antoine, un des jeunes artistes. Il peut toujours se consoler en se disant que ces vœux ne seront pas pieux.


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