L’opération permettra de recenser l’état de la faune et de la flore dans 51 communes du Haut-Doubs, pour mieux la préserver. La réalisation de cet atlas coûtera 500 000 euros, pris en charge pour moitié par l’Office français de la biodiversité.

Un état des lieux détaillé, commune par commune, de la flore, de la faune et des paysages dans 51 communes du Haut-Doubs, couvrant le Val de Morteau, le Plateau du Russey, les Portes du Haut-Doubs, le Val de Vennes, le Pays de Sancey-Belleherbe et une partie de celui de Montbenoît. Seul le pays de Maîche a été exclu du dispositif, faute de moyens financiers suffisants, mais ce dernier territoire fera l’objet d’un second appel à projets.

Maxime Delavelle est chargé de mission milieux naturels au P.N.R. du Doubs Horloger

Ce futur Atlas de la biodiversité sera soutenu par l’Office français de la biodiversité (O.F.B.). Établissement public créé par le ministère de la Transition écologique, cet organisme se proposait de financer jusqu’à hauteur de 50 % du coût, dans la limite 250 000 euros, ce travail de recensement. Le P.N.R. a donc profité de cette opportunité financière pour confirmer le lancement de cet atlas qui mettra quatre ans à voir le jour.

Les élus du secteur ont signé pour cet atlas de la biodiversité le 6 novembre dernier (photo Océane Vincent

« Il sera réalisé commune par commune par plusieurs acteurs de l’environnement que sont le conservatoire botanique de Franche-Comté, le conservatoire des espaces naturels, la fédération de chasse du Doubs, la L.P.O., l’agence de l’environnement, etc. » indique Maxime Delavelle, chargé de mission milieux naturels au Parc Naturel régional (P.N.R.) du Doubs Horloger. Pour apporter les 250 000 autres euros nécessaires à l’opération qui coûtera précisément 513 312,35 euros, les communes concernées abonderont à hauteur d’1 euro par an et par habitant, en plus des 2 euros par an et par habitant qu’elles versent déjà au pot commun du P.N.R. « Au final, c’est une opération avantageuse pour toutes les communes. Sans ce travail mutualisé, si elles avaient à le faire indépendamment, un tel atlas leur coûterait 30 000 euros à chacune » poursuit le spécialiste.

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Les objectifs de ce futur atlas sont triples : mieux connaître la faune, la flore et les habitats spécifiques sur chaque commune, mieux les valoriser, et impliquer les habitants par le biais d’ateliers participatifs. Afin de mieux appréhender les contours de cette démarche, des réunions d’information seront programmées à l’échelle de toutes les communautés de communes concernées. « La première a lieu à L’Escale à Morteau le 9 décembre à 18 h 30 » précise Maxime Delavelle. D’autres suivront plus tard à Orchamps-Vennes, Belleherbe et Le Russey.

Cet atlas cartographiera pour chaque commune ce qu’on appelle les trames vertes (arbres, haies…), les trames bleues (mares, milieux humides…) et les trames noires (lieu de vie et de passage des espèces nocturnes). Une fois terminé, cet atlas de la biodiversité donnera lieu à un rapport technique et à des plans d’action. Car « l’idée n’est pas de publier un tel atlas pour le ranger dans une armoire, mais l’objectif est bien que chaque commune s’en saisisse pour mettre en place des actions. » Et pour que cette démarche touche un maximum de monde, un concours photo auprès des collégiens de la zone sur le thème de la biodiversité sera lancé en janvier, avec des récompenses à la clé pour les meilleurs clichés.