Le maire de Morteau succède à Annie Genevard à la tête de la fédération des L.R. du Doubs. Un changement dans la continuité pour le parti de droite qui prépare les prochaines échéances électorales

C’est à dire : Pourquoi vous êtes-vous porté candidat à ce poste de président occupé depuis 10 ans par Annie Genevard ?
Cédric Bôle :
Cette candidature à la tête des L.R. du Doubs est d’abord le fruit d’un long parcours de militant depuis plus de 20 ans, d’abord à l’U.M.P., puis aux Républicains où j’ai occupé le poste de délégué de la 5ème circonscription du Doubs. Suite à plusieurs échanges avec les cadres départementaux du parti, notamment Jacques Grosperrin qui m’a sollicité, j’ai porté ma candidature pour le poste. Celle-ci a fait consensus, dans une volonté commune de dynamiser le parti en vue des échéances à venir : la présidentielle de 2027 et les élections départementales et régionales de 2028.

Cédric Bôle devant le siège départemental des L.R. à Besançon. Il devrait figurer en troisième place sur la liste des sénatoriales en septembre.

Càd : Seul candidat au poste, vous avez été élu à mais de 98 %. Combien de militants se sont mobilisés ?
C.B. :
Ont été appelés à voter les militants à jour de cotisation. Au moment du vote, 60 % étaient dans ce cas, sur un total d’un millier de militants à l’échelle du Doubs.

Càd : On dit ce parti moribond au plan national. Qu’en est-il vraiment ?
C.B. :
Les Républicains sont le premier parti de France et de loin, parmi les maires et les élus des communes de plus de 2 000 habitants. Nous sommes également à la tête de la majorité des Départements et des Régions de France, et très largement majoritaires au Sénat. Nous avons évidemment des marges de progression à l’Assemblée nationale et au Parlement européen. Sur le plan départemental, L.R. compte deux parlementaires, à Besançon Ludovic Fagaut vient de remporter cette ville historiquement à gauche… Tout cela prouve que nous avons des personnes de qualité en mesure de répondre aux enjeux actuels.

Càd : Quelle est votre feuille de route en tant que nouveau président ?
C.B. :
Elle tourne autour de trois axes : retrouver une plus grande force militante, travailler sur l’animation d’un comité des élus pour créer davantage de liens entre les maires, les conseillers départementaux et les parlementaires L.R., et enfin alimenter le débat d’idées en créant des animations sur les territoires.

Càd : Pour 2027, vous soutenez donc la démarche de candidature de Bruno Retailleau ?
C.B. :
2027 est un enjeu majeur pour la France et sur ce plan, nous avons besoin de retrouver de l’ordre : dans les comptes publics, sur le plan de la sécurité, au niveau géopolitique, dans nos hôpitaux, dans nos écoles, etc. Bruno Retailleau est pour l’instant le seul à être allé devant les militants qui ont soutenu sa démarche. Je le soutiens bien sûr. Comme je soutiens aussi l’idée que la droite républicaine n’ait qu’un représentant lors de cette élection présidentielle avec des idées et un programme qui empêche qu’on se retrouve avec le scénario d’un match entre les deux extrêmes au second tour. Il ne faut pas se figer sur la personne qui nous représentera. Ce que les Français attendent, c’est d’abord un vrai programme.

Càd : Cette ascension au sein des L.R. annonce-t-elle une prochaine candidature de votre part aux législatives dans le Haut-Doubs ?
C.B. :
Nous avons un très bon député localement en la personne d’Éric Liégeon. S’il devait repartir pour un mandat en 2027, je le soutiendrai.

Suspendue des L.R., Annie Genevard espère sa réintégration

Annie Genevard quitte la présidence départementale des L.R. après 10 ans passés à leur tête. Cette décision n’est pas liée à sa situation vis-à-vis de son parti duquel elle n’a pas été exclue suite à son entrée au gouvernement, mais seulement “suspendue” précise-t-elle.

Comme tous ses collègues L.R. du gouvernement, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a été mise à l’écart. Une situation quelque peu ubuesque puisque la ministre de l’Agriculture était toujours en fonction à la tête des L.R. du Doubs alors que son parti l’avait suspendue au niveau national… Annie Genevard espère que cette situation s’éclaircira vite. “J’espère bien réintégrer L.R. dès que possible en tant que militante. Je suis toujours restée fidèle à ma famille politique. Au gouvernement, je suis une ministre L.R., je n’ai jamais eu l’intention d’aller dans un autre parti. Si la droite ne veut pas être broyée par les mâchoires R.N. et L.F.I. en 2027, il appartient au président des L.R. de faire l’unité, et cette unité commence à l’intérieur de notre famille politique” commente Mme Genevard.


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