Depuis le début de l’année, les chiffres de la sécurité routière sont loin d’être bons et poursuivent le mauvais bilan de 2025. Sur la bande frontalière, la vitesse excessive et les stupéfiants sont les principales causes d’accidents.

Les grands week-ends de mai sont propices à l’évasion. Mais aussi au risque accru d’accidents. Depuis le début de l’année, les chiffres de la sécurité routière ne sont pas bons, comme le remarque Jennifer Rousselle, directrice du cabinet du Préfet, ils continuent même sur leur lancée mortifère de 2025. “Sur le premier trimestre 2026, dans le Doubs, les accidents sont en hausse d’environ 32 % et les blessés de 51 % et ont déjà fait 6 morts, fait ainsi état la Préfecture. En 2025, le nombre d’accidents a fortement augmenté par rapport à l’année précédente (+ 33 %), atteignant 479 accidents, 29 personnes tuées et 604 personnes blessées.”

Les gendarmes multiplient les contrôles dans notre département, avec l’utilisation de kits salivaires pour les stupéfiants et la recherche de substances dans le véhicule.

L’alcool, les stupéfiants et la vitesse excessive sont les principales causes d’accidents, les deux derniers étant particulièrement prégnants sur la bande frontalière. Des automobilistes, près de la frontière suisse, ont été contrôlés à 204 km/h ou encore 191 km/h. “Les stupéfiants constituent un facteur présent dans 5,22 % des accidents et dans 14,8 % des accidents mortels”, poursuit la Préfecture.

Face à ces constats peu réjouissants, les forces de l’ordre multiplient les contrôles. “La présence des gendarmes fait ralentir les gens, la peur du gendarme fonctionne encore”, observe le colonel Mathieu, commandant en second du groupement de gendarmerie du Doubs, lors d’une récente opération de contrôle de stupéfiants.

Accompagnés de la brigade cynophile, les 12 militaires engagés dans l’opération de contrôle ont notamment testé une quarantaine d’automobilistes grâce à un kit salivaire. Celui-ci permet de déterminer quel type de drogue a été consommé. Les stupéfiants restent détectables jusqu’à 7 jours après la consommation. Deux conduites sous stupéfiants ont été relevées, et une sous alcool. Une A.F.D. (amende forfaitaire délictuelle) pour usage de stupéfiant a été notifiée. Trois mises en fourrière ont été effectuées. “En cas de résultat positif, on met le chien pour une recherche de stupéfiants dans le véhicule, poursuit le gendarme. Nous avons le droit de fouille du véhicule sans réquisition du procureur. En cas de doute, nous pouvons mener une perquisition chez la personne.”

Si le cannabis, la cocaïne ou encore les méthamphétamines sont régulièrement observés lors des contrôles, les forces de l’ordre sont désormais aussi confrontées à l’usage de protoxyde d’azote, parfois même pendant la conduite.

Si une gradation de la sanction administrative existe pour l’alcool et la vitesse, ce n’est pas le cas pour les stupéfiants. Le véhicule part à la fourrière et l’automobiliste voit son permis suspendu administrativement en attendant une réponse judiciaire. Depuis janvier, 738 permis ont été suspendus administrativement.