Ancien maire de Belleherbe pendant 18 ans, Philippe Franchini est devenu conseiller départemental à la suite de la démission de l’Oricampien Thierry Vernier.
Suppléant de Thierry Vernier lors de deux dernières élections départementales, Philippe Franchini a fini par sauter dans le grand bain, lors de la dernière assemblée plénière du Département, fin avril. L’élu de Belleherbe a été officiellement installé comme conseiller, à la suite de la démission de Thierry Vernier. Il compose le binôme du canton de Valdahon aux côtés de Patricia Lime-Vieille. Il fait partie de la 4ème commission, chargée de l’efficience et des ressources internes.

Hasard de l’alphabet, Philippe Franchini a pris place entre Raphaël Krucien et Magali Duvernois, deux élus de la minorité départementale, jamais avares de prises de paroles ni de débats. Et il faut dire que pour sa première assemblée plénière, mouvementée entre la majorité et la minorité, ponctuée de suspensions de séances ou encore du départ de sa voisine mécontente, Philippe Franchini a été servi. “C’est un grand pas”, en convient celui qui s’est investi pour la commune de Belleherbe depuis 2001 et en a pris la tête en 2008 jusqu’aux dernières élections municipales. L’ancien maire n’avait pas souhaité rempiler pour un autre mandat municipal, pour laisser la place aux autres. Sa retraite d’élu aura donc été de très courte durée puisqu’il assure sa fonction de conseiller départemental depuis le 23 mars. “Indépendamment du travail en commission, l’essentiel du travail est sur le terrain. En tant que maire, j’ai souhaité cette proximité avec le conseiller départemental. Il n’est pas en avant ni en arrière du maire, mais à ses côtés”, souligne Philippe Franchini.
Il convient que, malgré sa longue expérience d’élu communal, il lui reste beaucoup de choses à apprendre. Il sait pour autant une chose : il veut être la voix des petites communes sur le canton de Valdahon, qui est un territoire essentiellement rural. Quant à une envie de se représenter en 2028 aux élections départementales, comme titulaire cette fois-ci, Philippe Franchini botte en touche : “C’est trop frais, cela fait à peine un mois que je suis installé.” À suivre, donc…
