"Une relance entre 10 et 15 millions d'euros, portée par la Communauté urbaine"

La tête de liste verte Besançon par Nature émet des pistes pour relancer l'activité économique localement.

L'équipe Besançon par nature.

Les propositions sont celles d'une candidate mais aussi celle d'une élue en place. Anne Vignot a présenté pour la liste Besançon par Nature des propositions budgétaires après la tenue d'un bureau exécutif de la Communauté urbaine. "On sait que les finances de GBM sont saines mais serrées" dit-elle.
En tête au premier tour des municipales à Besançon, la liste propose un plan de relance porté par cette collectivité, plan évalué entre 10 et 15 millions d'euros. "Il faut prendre des décisions maintenant !" lance Christophe Lime, membre de la liste.
Suite à cette annonce, les réactions n'ont pas tardé. Sur son compte Facebook, la candidate Alexandra Cordier évoque une communication "calamiteuse et pas honnête." Un peu dur. "Les capacités d’investissement de la Ville et de l’Agglomération sont de 35 millions d'euros par an chacune. Bien évidemment, la crise du Covid baissera inéluctablement ces ressources. 10 millions, c’est ce que des grandes entreprises bisontines ont perdu en 2 mois" dit-elle.
Parmi les autres annonces, suspendre voire annuler les loyers commerciaux détenus par la Ville, proposer une carte "avantage estivale", proposer des emplois saisonniers cet été dans les associations d’aide alimentaire ou des animations culturelles et sportives. Les jeunes ou les agents du périscolaire pourront y accéder.

Une prime de 1 000 euros pour les agents

Parmi les autres mesures : proposer une prime aux agents qui étaient au front du Covid-19. Sont concernés les agents de la Ville, du CCAS, de l'Agglomération. Le montant serait de 1 000 euros délivrés en euros ou sous forme de Pives (la monnaie franc-comtoise) selon le désir des agents. "On veut que l'argent investi profite à notre territoire" poursuit la liste.
Elle a aussi évoqué la vulnérabilité des entreprises face au manque de matière pour pouvoir poursuivre leur production. La relocalisation doit être pensée avec toutes les chambres consulaires et acteurs économiques avance Anne Vignot.
En matière sociale, une aide sous forme de bons serait proposée pour les familles en plus grande difficulté, dans la lignée des 100 euros offerts par la Ville de Besançon à 1 000 familles dans le besoin.