Des propos tenus lors du bureau de la Communauté urbaine

Pascal Curie demande des excuses après des termes proférés à son encontre par Christophe Lime lundi 18 mai. Ce dernier explique s'être excusé.

Besançon. "Abruti, petit élu...", le déparage verbal de Christophe Lime
Christophe Lime (à gauche) dit s'être excusé.

On savait cette campagne des municipales pas comme les autres. Cela se confirme. Est-ce un dérapage ou un coup de fatigue de la part du conseiller communautaire en charge de l'eau et assainissement, candidat de la liste Besançon par Nature ? Les propos de Christophe Lime (PCF) tenus lundi 18 mai lors du bureau de la Communauté urbaine ont choqué des élus. Pascal Curie le premier. Traité "d'abruti et de petit élu" devant 40 autres personnes, le conseiller municipal délégué à Besançon, vice-président du Grand Besançon à la prospective et à l'aménagement se dit choqué d'une telle attitude. Pourquoi de tels propos ? "Parce que Christophe Lime ne supporte pas que l'on puisse avoir un avis différent du sien, répond Pascal Curie. Les sujets en question étaient la gratuité des parkings et la contractualisation." De quoi semer le trouble durant cette réunion. "Ce dérapage est d’une extrême gravité, il est sans précédent au sein de cette assemblée, écrivent dans un communiqué commun Karima Rochdi, Catherine Thiébaut, Dominique Schauss, et l'intéressé. Les élus sont restés sidérés par ces propos totalement inconcevables et inadmissibles dans la bouche d’un élu envers un autre élu, lui qui se veut le défenseur de toutes les "bonnes causes", donneur perpétuel de leçons de démocratie et de bienveillance" poursuivent-ils. "Je suis fier d'être un petit élu qui a fait son boulot et qui a fait moins de politique que certains" se défend Pascal Curie.

"Nous demandons que ces propos soient fermement condamnés par la tête de liste Anne Vignot."


Sollicité, Christophe Lime  explique s'être excusé en séance. Fin de l'épisode. Le maire a effectivement fait une remarque en fin de séance et Chistophe Lime a adressé par tchat/SMS ses excuses. Le groupe LREM demande davantage : "A l’heure où les citoyens attendent plus que jamais de la cohésion de la part des élus, et une véritable hauteur de vue face à la crise inédite, ces agissements sont déplacés et intolérables, ils ne peuvent être admis de la part d’un élu, candidat aux élections municipales, en 4e position sur la liste conduite par Mme Vignot. Nous demandons que ces propos soient fermement condamnés par la tête de liste et les colistiers présents lors de cette séance, et même si elle s’est tenue en mode visioconférence. Si ce n’était pas le cas, cela signifierait que de tels agissements sont admis par ces derniers, cette liste s’en trouverait déshonorée. Nous attendons de l’intéressé qu’il présente ses excuses à Pascal Curie et qu’il retire ses propos sans délais." Cette campagne des municipales est décidément bien longue…