"Faire vivre un quartier comme un village"

La candidate aux municipales Anne Vignot détaille veut donner une âme et une aide à l'ensemble des quartiers bisontins.

Anne Vignot ici dans le quartier de Montrapon à Besançon et une partie de ses colistiers.

Jeudi 11 juin, dans le quartier de Montrapon à Besançon, la candidate Anne Vignot arrivée en tête au premier tour des élections municipales a détaillé son "plan quartier". "Je veux faire vivre un quartier comme un village" dit-elle en préambule. Education, animations, sports, tranquillité, espaces verts, et bien évidemment sécurité sont les thèmes abordés.‌‌ La tête de liste "Besançon verte par nature" le dit et le répète : elle est contre l'armement de la police municipale à Besançon. "Ce n'est pas une arme qui règlera la criminalité. Si je suis maire, et s'il n'y a pas d'augmentation des effectifs de police, je ferai un recours contre l'état car c'est sa mission". Son axe sécurité est le suivant :

  1. Une demande d’un nouveau commissariat sur l’est bisontin. Une présence de la police municipale pour lutter contre les incivilités et stationnements sauvages, grâce aux effectifs en augmentation lors du mandat précédent (création de 20 postes).
  2. Une verbalisation effective des actes d’incivilité (rodéo urbain, stationnement, déchets, nuisances sonores, affichages sauvages, tags…).
  3. Des rencontres entre la police et la population, dans les quartiers, dans un lieu neutre, en y associant les acteurs de terrain (médiateur des bailleurs, éducateur de prévention, assistant sociaux, etc.) à partir des cellules de veille existantes.
  4. Une vaste concertation sur la prévention de la délinquance avec tous les partenaires et acteurs par quartier.

La vie dans le quartier, c'est aussi l'école. Elle veut un plan de 10 millions d'€ par an dans la rénovation des écoles soit 60 millions sur le mandat. Cela correspond à 3 à 4 écoles rénovées par an. "C'est un programme de rénovation sans précédent, c'est multiplier par 3 le budget investi chaque année pour l'accueil des enfants porteurs d’un handicap, l'adaptation au changement climatique (...)". Comment le finance-t-elle ? Par l'emprunt.‌‌

La liste met l'accent sur les solidarités en créant : ‌‌

  1. Un réseau des épiceries sociales soutenu et l’accompagnement de l’ouverture d’une épicerie solidaire sur le quartier de Planoise.
  2. Une étude sur le reste à vivre des habitants pour amplifier les dispositifs existants autour notamment de la tarification de l’eau et de la lutte contre laprécarité énergétique.
  3. Un centre de santé dans le nord-est bisontin et des communautés localesde réseau santé.
  4. Un bus des services au public pour faciliter l’accès de tou.te.s leshabitant·e·s à leurs droits et lutter contre la fracture numérique.
  5. Une maison des services au public sur le quartier de Palente – Orchamps.
  6. Un accompagnement pour lutter contre la fracture numérique en mettant en place une assistance et des formations régulières dans les Espaces PublicsNumériques des maisons de quartier, comités associatifs…

La mise à disposition de l'espace (rues, places) pour favoriser des rencontres et animations sera proposé. Côté sport, il est question d'aider les "petits" clubs en leur mettant à disposition des éducateurs de la Ville formés.

A noter le facebook live vendredi 12 juin à 18h sur le thème "Les quartiers populaires, le jour d'après" avec la participation de Mohamed Mechmache auteur d’ouvrage sur les quartiers populaires, Françoise Leroy Directrice association d’insertion/économie solidaire. Témoignages de citoyens et d’acteurs associatifs‌.

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