De nouveaux artistes animeront cette session. En avant-première, nous avons pu échanger avec Svetlana Yudina, peintre, et Olivier Mallemouche, souffleur de verre.
Deux mille visiteurs s’étaient pressés en 2024 à la dernière Biennale organisée par l’association “Les Sens de l’Art”. “Cette année, nous avons invité 21 artistes et artisans d’art professionnels venus de la France entière. Nous tenons à remercier chaleureusement Roland Martin et la mairie de Charquemont, ainsi que le Département du Doubs et la Communauté de Communes du Pays de Maîche qui nous permettent d’organiser à nouveau cette manifestation culturelle très attendue”, se réjouit Gérard Gentit, président de l’association.

Les enfants des écoles participeront activement le vendredi aux ateliers proposés sur le thème du peintre néerlandais Piet Mondrian, l’un des pionniers de l’abstraction. Svetlana Yudina, native d’Ukraine et désormais installée à Besançon, participera pour la première fois à la Biennale.
“Depuis toute petite, j’ai toujours aimé dessiner”, confie-t-elle. Dès l’âge de 15 ans, elle s’inscrit dans une école préparatoire de peinture, avant de rejoindre pendant cinq ans l’Académie de Design de Kharkiv, sa ville natale ukrainienne. “À la suite de mes études, j’ai continué à fréquenter les ateliers d’artistes dont j’admirais le travail. J’aimais observer leurs différentes approches, techniques et sensibilités”, ajoute Svetlana. Après l’université, la jeune femme commence à enseigner puis crée sa propre école fréquentée par 300 élèves découvrant les bases du dessin et de la peinture. “C’était un espace de création très vivant et inspirant et j’adorais transmettre mes connaissances”, se souvient-elle. Aujourd’hui en France, elle travaille principalement comme professeure d’art pour les enfants. “Ils absorbent tout comme des éponges. Pour eux, l’art est un monde merveilleux et je suis persuadée que le contact direct avec des artistes peut susciter des vocations”, précise-t-elle. Concernant la Biennale, elle attend de belles rencontres humaines et artistiques. Elle s’enthousiasme également qu’un événement de ce type puisse se dérouler dans un village rural. “En Ukraine, la vie collective en milieu rural est plus fermée. Alors qu’en France, les gens ont une énergie collective et une envie de faire vivre la culture”, conclut-elle.

Olivier Mallemouche est souffleur de verre et sa vocation est née à l’âge de 8 ans. Après un apprentissage dans les années 1980, il installe un atelier, perfectionne ses techniques et se spécialise dans les pièces uniques. Il est aujourd’hui installé à Brétenoux dans le Lot. “J’ai déjà participé à de nombreuses manifestations de ce type et d’ailleurs très souvent en milieu rural. J’y viens pour rencontrer un public, faire connaître mon travail et aussi bien sûr pour y vendre quelques pièces”, explique-t-il. “Je suis un partisan de l’Art Populaire. Tout un chacun devrait pouvoir se payer une œuvre artistique. Pour moi, le beau est un palliatif à l’obscurantisme et à la bêtise humaine”, conclut Olivier Mallemouche.
