Depuis 1975, une centaine de participants s’attaque à ce parcours exigeant sur deux jours. Seuls le Covid et la neige interrompirent deux fois l’épreuve. Prochaine édition les 25 et 26 avril.

La manifestation en sera à sa 49ème édition et reste étroitement liée à la figure emblématique de Pierre Tissot et à sa cousine Cornélia Perrot. “Pierre était berger sur les hauteurs de Pontarlier à la ferme des Miroirs. Je lui rendais souvent visite et lors d’une balade j’ai remarqué ces traces de peinture blanche et rouge sur les arbres. Il s’agissait des repères du G.R. 5 dont l’O.N.F. s’occupait”, se souvient Cornélia. Garde-forestier elle-même, elle reçut une note de service lui demandant de baliser la section entre Maîche et Villers-le-Lac. Chaque secteur prenait alors en charge son territoire. “Avec 8 copains, nous avons un jour décidé de suivre ces balises de Charmauvillers à la ferme des Miroirs. C’était en quelque sorte la première édition informelle des “100 kilomètres du Plateau” qui réunissent chaque année une centaine de participants”, confie-t-elle.

La pause méridienne toujours plébiscitée par les randonneurs et les organisateurs.

Le parcours, ces dernières années, permet de redécouvrir le Pays Horloger. “En partant de la salle des fêtes de Charquemont, nous suivrons le bord du plateau ponctué de nombreux belvédères sur des sentiers ou chemins forestiers au-dessus de la vallée du Dessoubre en passant par le Faux-Verger, Plaimbois-du-Miroir, puis en descendant en direction du Cerneux avant de remonter vers Mont-de-Laval pour le déjeuner servi au Chalet des Combottes”, détaille Cornélia Perrot. Tous les marcheurs prennent le repas ensemble à 13 heures précises. Le parcours emmène ensuite les randonneurs à proximité du Bélieu avant la traversée des tourbières. On se dirige ensuite vers Noël-Cerneux et la descente face au Meix-Musy. Le souper et la nuit se déroulent dans un gymnase de Villers-le-Lac. Dès cette première étape, une belle condition physique est nécessaire pour parcourir ces 53 kilomètres avec 1 300 mètres de dénivelé positif.

“Le dimanche matin, nous suivons le traditionnel trajet du G.R. 5 sur les bords du Doubs (saut du Doubs et barrage du Châtelot). Vient ensuite un détour par Grand’Combe-des-Bois afin de redescendre par le sentier Bonaparte vers le Refrain où sera servi le repas du midi”, poursuit-elle. L’après-midi, les participants continueront à longer le Doubs avant de remonter vers les Essarts-Cuenot, le belvédère des Vieilles Femelles, la Crampoulotte, le Vaudey puis Charquemont. Nul doute que la fatigue commencera sérieusement à se faire sentir après cette nouvelle étape de 47 kilomètres comptabilisant 1 350 mètres de dénivelé positif. “Heureusement, notre organisation est parfaitement rodée et nos bénévoles maîtrisent la logistique nécessaire pour accueillir, nourrir et encadrer 100 marcheurs pendant deux jours”, se félicite Cornélia Tissot. À l’heure qu’il est, les inscriptions à cette manifestation sont probablement closes, mais l’association des Randonneurs du plateau propose tout au long de l’année des sorties le dimanche, certains week-ends et des séjours d’une semaine, dont les prochaines sessions se dérouleront dans le Tessin et sur la côte d’Opale en septembre.


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