La communauté de communes du Val de Morteau, associée à la D.R.A.C., lance un contrat territorial de développement culturel (C.T.D.C.), déployé à partir de début 2027. Karine Romand, en charge de la culture à la communauté de communes, explique les contours de ce projet qui vient compléter un écosystème territorial centré sur la culture.

C’est à dire : Concrètement, qu’est-ce qu’un contrat territorial de développement culturel ?
Karine Romand
: C’est un contrat signé pour trois ans entre la communauté de communes et la D.R.A.C. (Direction régionale des affaires culturelles). La Ville de Morteau vient de terminer son C.L.E.A., contrat local d’éducation artistique. La D.R.A.C. connaît nos ambitions culturelles et notre capacité à mettre en place des projets. Nous avons un service culturel pour suivre le dossier, des lieux de diffusion, comme le théâtre, l’Escale, le cinéma. Donc la D.R.A.C. nous propose ce C.T.D.C., avec un financement bipartite : chacun de leur côté, la D.R.A.C. et la com’com investissent 15 000 euros par an (N.D.L.R., soit 30 000 euros annuellement).

Karine Romand, élue à la culture à la C.C.V.M., et Marylène Rognon, élue en charge du patrimoine, chapeautent le contrat territorial de développement culturel.

Càd : La photographie, les graffitis, les arts de la rue, les arts urbains, les fictions radiophoniques et arts associés sont particulièrement visés. Comment le contrat va-t-il se déployer ?
K.R.
: Nous avons retenu une thématique sur le patrimoine. Le projet s’appelle Empreinte(s) et vise à mettre en valeur les traces du passé, du présent et du futur. Un appel à manifestation d’intérêt a été réalisé. Une quinzaine de compagnies de toute la France y ont répondu. Nous allons analyser les projets en septembre. Nous avons ciblé cette thématique pour la première année. Est-ce qu'on la filera pour les 3 ans ? À nous de le décider. Avec le C.T.D.C., il faut changer de paradigme. Nous avons l’habitude de faire de la diffusion. Ici, la diffusion n’est pas le but mais les actions culturelles qui doivent obligatoirement associer les habitants, les associations, les particuliers, etc. Et ça, c’est nouveau pour nous. Le C.T.D.C. compte aussi un volet éducation artistique et culturelle (E.A.C.) pour un public senior. Nous explorons le volet patrimonial car nous souhaitons un thème qui parle à toutes les générations. Pour les seniors, nous allons travailler avec les associations comme le club du 3ème âge mais aussi l’E.H.P.A.D. L’E.A.C. se déploiera plutôt sur les autres villes de la com’com que Morteau.

Càd : Quelle est l’ambition de la com’com via ce C.T.D.C. ?
K.R.
: Le but est de structurer un territoire grâce à la culture. Ce contrat s’adresse à toutes les communes de la C.C.V.M. Je trouve que c’est une belle continuité de l’été O’Val. C’est une action qui crée une force de cohésion pour que les gens naviguent d’une commune à l’autre. À l’image aussi des Chronos du Val. C’est le début de vraies actions communautaires. Il faut qu’on profite de ce resserrement géographique pour mieux nous connaître. La labellisation E.A.C. de la Ville de Morteau, la saison culturelle, ce contrat territorial, le contrat territoire-lecture, tout est lié. Il y a une vraie politique culturelle globale sur le territoire avec la Ville et la com’com.