Thomas Aubert et Alexis Ramel-Sartori ont fondé “Les Petits Ateliers” (Mécanique horlogère) en juillet dernier, 10 jours après l’obtention de leur dernier diplôme

Ces deux Franco-Suisses de 22 ans partagent le même cursus horloger de sept années. Ils viennent d’obtenir leur D.N.M.A.D.E. horlogerie, équivalent d’une licence au lycée Edgar-Faure de Morteau. La Suisse leur ouvrait les bras. “Nous avons eu tous les deux une proposition d’une entreprise genevoise d’ultra haut de gamme, que nous avons déclinée pour concrétiser notre projet”, avoue Thomas Aubert.

Thomas Aubert et Alexis Ramel-Sartori, dans leur atelier du Russey.
“Nous avons fait un choix professionnel atypique en nous installant à notre compte à 10 kilomètres de la frontière, mais nous nous retrouvions plus dans cette décision”, ajoute Alexis Ramel-Sartori. “Nous avons bénéficié d’une longue formation en France, totalement gratuite, et cela faisait du sens pour nous de ne pas sauter tout de suite sur un emploi en Suisse”, ajoutent les deux amis.

Ils confessent également apprécier plus le style de vie de ce côté de la frontière : “On vient au travail à vélo sans besoin d’une grosse voiture, on organise chacun notre travail comme on le souhaite, et surtout on se concentre sur ce que l’on aime faire.” Ce refus du confort financier immédiat est rare et étonnant, mais leur projet est mûrement réfléchi. Ils se sont établi chacun en micro-entreprise et mis en commun leurs ateliers, outillages et équipements dans ce vaste espace lumineux qu’ils partagent. Le fait de travailler à deux leur permet de se challenger au niveau technique, de s’aider mutuellement en conception et production, mais aussi de se soutenir moralement en cas de difficultés

“C’était sécurisant de démarrer avec en fin de compte peu d’investissement, d’autant plus que plusieurs entreprises nous proposaient déjà du travail en sous-traitance”, note Thomas. “Notre expérience commune de la conception, du design et de la réalisation de A à Z d’un projet horloger, nous ouvre beaucoup de portes”, complète Alexis.
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Certains clients leur ont déjà confié un planning de travail de trois mois par an jusqu’en 2027. Ils ont également commencé à proposer leurs services à des clients particuliers (dont un Américain) pour la restauration de montres de luxe anciennes, grâce à leur capacité à produire à l’unité n’importe quelle pièce d’horlogerie. “Tant que je peux choisir, je préfère travailler sur des petits projets avec des donneurs d’ordres qui favorisent l’humain et l’échange, plutôt qu’avec de plus grosses entreprises qui vous envoient juste un mail impersonnel pour vous informer que vos pièces ne sont pas validées”, note Thomas.

Les deux horlogers se donnent le temps pour pérenniser leur activité et pourquoi pas à terme développer leur propre gamme horlogère.


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