Le point sur les mesures de soutien de la Ville de Pontarlier aux acteurs économiques

Le maire Patrick Genre et Bertrand Guinchard, le conseiller délégué à l'économie, confirment l'engagement de la Ville et de la CCGP auprès des commerces, entreprises et artisans locaux. (photo archive LPP)

Patrick Genre le maire de Pontarlier et Bertrand Guinchard, le conseiller délégué au commerce, à l'artisanat et à l'industrie ont présenté la stratégie de soutien aux acteurs économiques.

Après le sanitaire et le social, l'économie constitue l'une des trois priorités d'action sur laquelle se mobilise l'équipe municipale. Difficile aujourd'hui de dresser un état des lieux précis de l'activité économique sur le bassin pontissalien. "La plupart des commerces sont fermés. Ceux qui sont encore accessibles ont perdu entre 20% et 40% de chiffre d'affaires. On a tous les cas de figure dans l'industrie. Mais la situation est très préoccupante pour tout le monde", estime Patrick Genre le maire qui multiplie les réunions avec les entreprises, les associations de commerçants, les banques...
Parmi tous les leviers d'action dont elle dispose, le soutien à l'activité reste le principal moteur d'accompagnement. "Comme nous l'avions déjà fait en 2008, la collectivité continue à investir pour alimenter l'économie. On a proposé aux entreprises de poursuivre les travaux en cours. On est prêt à augmenter le montant des acomptes pour leur permettre d'honorer leurs factures d'achat de matériaux et fournitures", annonce Bertrand Guinchard.
Le  champ d'application s'applique aux travaux de voirie, à l'entretien des bâtiments publics, aux chantiers divers et variés. À l'échelle de la Ville et du Grand Pontarlier, cela représente un budget potentiel de 20 millions d'euros. "Aujourd'hui, 6 millions sont déjà votés. Il reste encore 14 millions d'euros à engager. Le travail à venir dans les prochaines semaines consistera à flécher les investissements immédiatement réalisables dans le respect des règles de consultation. On sait que L'État va aussi libérer des dotations comme la DETR au profit des communes pour accélérer ces investissements", résume Patrick Genre. Cette politique de soutien s'adresse également  aux petites entreprises avec une dizaine de chantiers inférieurs à 40 000 euros à attribuer. Le Grand Pontarlier continue à investir sur les tranches 2 et 3 de la zone d'activité des Gravilliers.

"Aujourd'hui, 6 millions sont déjà votés. Il reste encore 14 millions d'euros à engager. Le travail à venir dans les prochaines semaines consistera à flécher les investissements immédiatement réalisables dans le respect des règles de consultation."

Les deux collectivités ont pris d'autres mesures : suspension des loyers pour les locataires économiques comme le restaurant du Gounefay, maintien du marché, annulation des pénalités sur les entreprises susceptibles d'être en retard à cause du confinement. D'autres dispositions devront être validées en séance : exonération des droits de place et de terrasse. "On avait imaginé une exonération complète des taxes mais cela ne peut pas se faire pour l'année 2020. On travaille avec les services financiers pour voir si l'on peut proposer des exonérations de taxe sur les ordures ménagères et de taxe de séjour", poursuit Bertrand Guinchard.  La taxe sur les surfaces commerciales et celle sur les enseignes et publicités extérieures restent maintenues. "On apportera aussi notre contribution au fonds d'aide régional pour soutenir les petites entreprises qui n'auraient pas droit aux prêts de trésorerie", complète Patrick Genre.
En réflexion : la création d'événements mobilisateurs au service du commerce local. Les deux élus sollicitent également les députés du Doubs pour faire pression sur le plan national et obtenir le report des soldes d'été. Bertrand Guinchard suggère aussi  : "Il faudrait obtenir une reconnaissance de catastrophe sanitaire comme cela se fait pour les catastrophes naturelles. Cela permettrait de compenser les pertes d'exploitation induites par le confinement."

Au moins 1 million d'euros de recettes en moins
La crise budgétaire concerne également les collectivités. À l'échelle nationale, cela représenterait entre 5 et 6 milliards d'euros. "Pour la Ville et de la CCGP, les pertes vont se chiffrer entre 500 000 euros et 1 million d'euros. Ce sera même à mon avis beaucoup plus", craint le maire Patrick Genre.
Augmentation des charges, nouvelles subventions, baisse de recettes fiscales, c'est toute la maquette budgétaire qu'il va falloir revoir avec des répercussions immédiates et qui seront encore perceptibles jusqu'en 2022.