Les résultats de l’enquête 2026 réalisée par France Travail sur les besoins de main-d’oeuvre confirment que les métiers les plus recherchés et les plus difficiles à recruter sur le bassin de Pontarlier concernent essentiellement les secteurs des services aux personnes et de la restauration.

Répercussion locale du ralentissement économique national, le taux de chômage sur le Haut-Doubs a progressé d’1 point depuis un an pour atteindre 5,5 % au quatrième trimestre 2025, contre 7,7 % dans le Doubs. “On est dans un contexte fragile mais toujours favorable. 5 337 offres d’emploi ont été collectées sur un an, ce qui représente une baisse de 11,8 % par rapport à l’année précédente”, explique Laurence Perrier, la directrice de l’agence France Travail Pontarlier.

Laurence Perrier et Delphine Rossit, directrices des agences France Travail de Pontarlier et de Morteau en compagnie de Barbara Berton, directrice adjointe de la Mission locale du Haut-Doubs et de Lætitia André, directrice de Cap Emploi Doubs-Territoire de Belfort.

Indicateurs symptomatiques de la situation, les offres d’emploi durables en C.D.D. et C.D.I. baissent de 24 % alors que les offres plus précaires de type intérimaire augmentent de 10 %. “Cela montre que les entreprises privilégient l’intérim plutôt que de vouloir recruter en C.D.D. ou C.D.I. Ce rapport est révélateur d’un contexte tendu, sans visibilité”, complète Delphine Rossit, directrice de l’agence France Travail à Morteau.

21 327 établissements ont répondu à l’édition 2026 de l’enquête sur les besoins de main-d’œuvre en Bourgogne-Franche-Comté, ce qui représente un taux de retour plutôt bon à 27,6 %. À l’image de la tendance nationale, 23,4 % des établissements du Doubs envisagent de recruter en 2026, contre 23 % en 2025. Cela représente 15 430 projets de recrutements, soit 1 140 de plus que l’année précédente.

Le Haut-Doubs concentre 21 % des intentions d’embauche. À noter que sur le bassin d’emploi de Morteau, elles baissent de 25 % alors qu’elles progressent de 11 % sur le secteur de Pontarlier. Le recours à l’emploi saisonnier apparaît plus marqué à Pontarlier où il concerne un tiers des intentions d’embauche contre 19 % à Morteau. “Cette différence n’a rien de surprenant car elle reflète assez logiquement les différences de profil économique des deux Haut-Doubs et notamment la vocation plus touristique et commerciale du secteur pontissalien”, analyse Delphine Rossit.

Dans le Haut-Doubs pontissalien, les entreprises du secteur des services apparaissent comme les principales recruteuses avec une part des embauches à 68 %. Un chiffre qui descend à 50 % sur le Haut-Doubs horloger où les métiers industriels demeurent significatifs : 14 % contre 4 % sur le bassin pontissalien.

Sans grosse surprise, les métiers les plus recherchés sur l’ensemble du département sont aussi en lien avec les secteurs qui recrutent le plus. Aides-soignantes, auxiliaires de vie, employés polyvalents de la restauration, serveurs se font rares sur le bassin de Pontarlier, le département et sans doute du territoire national. “Dans le Haut-Doubs, la part des projets de recrutement jugés difficile par les employeurs s’établit à 56 % à Pontarlier et 49 % à Morteau, en nette diminution sur un an sur les deux bassins.”

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La marque France Travail Pro présente aussi dans le Haut-Doubs

Lancé en octobre 2024, ce dispositif rend plus visible l’offre de services et d’accompagnement aux entreprises. Sa raison d’être : inciter les entreprises, notamment les T.P.E.-P.M.E. à entrer en contact avec leur agence France Travail. Cette marque ambitionne de devenir le partenaire R.H. des employeurs dans leurs projets de recrutement en déployant de façon proactive et ciblée un panel de services. Neuf conseillers France Travail Pro interviennent dans le Haut-Doubs. Le bilan de leurs activités traduit une volonté d’aller davantage à la rencontre des employeurs, d’anticiper les recrutements en analysant en amont les besoins.

Bilan 2025 de France Travail Pro dans le Haut-Doubs

  • 219 visites en entreprises
  • 111 candidats testés par la méthode de recrutement par simulation pour détecter les habiletés
  • 459 immersions en entreprise pour faciliter la découverte d’un métier, d’un secteur ou la validation d’un projet professionnel
  • 143 préparations opérationnelles à l’embauche individuelle pour former les candidats préalablement à l’embauche
  • 1 200 entrées en formation ciblées en priorité sur les métiers les plus en tension au bénéfice des publics les plus sensibles