Adjoint depuis deux mandats, candidat déclaré à la succession de Gilbert Marguet depuis plusieurs mois, Patric George a été élu maire de Gilley sans grande surprise. Son mandat se veut à la fois constructif et financièrement maîtrisé.
Soucieux d’aller saluer quelques commerçants au lendemain de l’élection, le nouveau maire de Gilley s’est très vite rendu compte que la place du maire dans une commune n’est pas celle d’un adjoint. “Ça change tout ! On m’a félicité sans oublier de signaler en passant quelques problèmes à régler, des idées à creuser. C’est là qu’on mesure ce que représente un maire aux yeux des habitants.”

Liste unique, candidature annoncée de longue date, le suspense n’était pas à l’ordre du jour des élections à Gilley. Pour autant, le taux de participation s’élève à 57,4 %, avec 10,3 % de votes nuls et 3,7 % de votes blancs. “C’est une vraie satisfaction. Pour moi, au-delà de 50 %, c’est bien. Beaucoup de jeunes et de nouveaux habitants sont venus voter. Cela montre l’intérêt de la population. Les gens se sont sentis concernés. Cette mobilisation traduit sans doute une envie de changement”, analyse Patric George.
L’équipe municipale comprend 21 conseillers dont 4 adjoints : Nathalie Dubois-Dunilac, Daniel Hugel, Valérie Bertin et Valentin Girardet. “On devrait être 19 avec la possibilité de prendre deux remplaçants.” Sans crier victoire, le maire apprécie d’avoir une équipe très motivée. La rupture avec l’ère Gilbert Marguet semble avoir redonné un coup de fouet au moral des élus. “Je n’oublie pas ce qu’on lui doit, à savoir une commune en ordre de marche avec tous les services et équipements appropriés. A nous maintenant de pérenniser cet héritage et de le développer.”
Dans les mois à venir, le grand chantier de réaménagement de la voirie et des équipements entre la salle des fêtes et la mairie arrivera à son terme. La nouvelle équipe municipale va devoir s’atteler à définir les contours du projet structurant du mandat : le nouveau groupe scolaire-périscolaire. “Rien n’est encore acté. C’est aux nouveaux élus de travailler, de s’approprier ce projet à plusieurs millions d’euros.”
Habitué à diriger des équipes dans le cadre de ses responsabilités professionnelles, Patric George a bien conscience qu’un élu n’est pas un salarié. D’où sa volonté d’être à l’écoute, de laisser place aux débats. “Il faut que tout le monde soit impliqué dans les projets. On va organiser la mise en route sur une année en proposant aussi des formations aux élus avec le soutien de l’association des communes du Doubs.” Avec l’école, l’autre gros dossier à mener concernera la révision du P.L.U. “On a besoin de se constituer une réserve foncière pour accueillir de nouveaux habitants et conforter aussi l’avenir de la nouvelle école.”
Autre changement auquel il tient beaucoup : informer régulièrement la population sur l’utilité et l’avancée des projets. Toujours cadre dans l’industrie suisse pendant encore 18 mois, il organise son départ en retraite en réduisant progressivement son temps de travail. S’il tient à s’investir dans la com’com Entre Doubs et Loue, il confirme aussi qu’il ne visera pas du tout la présidence. “Il y a un point très important sur lequel nous serons très attentifs au niveau communal : la rigueur budgétaire.”
