Soucieux de pouvoir entretenir sa passion potagère envers et contre tous les excès climatiques, ce retraité a trouvé une solution durable et très efficace pour éviter de griller son jardin.
Il ne pouvait rester sans rien faire face aux effets dévastateurs du soleil sur ses plantations. “À la seconde vague caniculaire de juin, j’ai essayé de trouver une solution pratique et efficace en m’inspirant de certains viticulteurs qui protègent leurs vignes en les mettant à l’abri sous des grandes tentures”, explique Michel Verneret qui a toujours aimé jardiner.

Son procédé est aussi simple que vertueux. Il a découpé différents modules de 4 à 6 m² dans une bâche de seconde main. Chaque pièce est ensuite fixée sur un cadre en bois, lui-même posé sur des piquets installés autour des carrés de jardin. “Les modules sont situés à environ 80 cm du sol et l’ensemble est haubané pour résister aux coups de vent et aux fortes précipitations”, poursuit le créateur qui a sollicité des commerçants locaux pour lui fournir le matériel nécessaire : bois, petite quincaillerie… Il a également confectionné une structure en forme de carrousel sous laquelle il dispose des pots.
Les résultats sont positifs comme le démontrent les relevés de températures. “À 13 heures quand il fait 31 °C à l’extérieur, la température à 10 cm de profondeur s’élève à 37 °C. À la même profondeur sous le module, elle descend à 21 °C, soit un gain de fraîcheur de 16 °C. C’est la température idéale pour faire démarrer les salades par exemple.”

Michel Verneret a lancé son expérimentation en mai après les Saints de glace, en déployant ses modules au-dessus des plantations de salades, poivrons, choux romanesco, choux de Bruxelles… Au fil des semaines, il a perfectionné son procédé avec des modules à double pan permettant l’écoulement des eaux. “L’ombrage est très efficace pour préserver l’humidité. Avec mon système, il suffit d’un ou deux arrosages légers par semaine pour préserver la croissance des végétaux. On a pu récolter des salades de façon régulière. On a aussi observé qu’à l’ombre des modules, elles se développent en largeur sans jamais monter.”

Ne voulant pas garder pour lui le secret de son procédé, Michel Verneret a organisé en juin une petite présentation en présence des partenaires qui l’ont accompagné dans son projet. “Il faut compter environ 50 euros pour fabriquer un module de 4 m² et une centaine d’euros pour l’installer. Cette solution peut aider les personnes qui n’ont pas envie de voir leur jardin griller à cause des canicules à répétition. J’invite les personnes intéressées à me contacter en sachant que je peux préparer des modules en fonction des besoins des uns et des autres”, poursuit celui qui a noué des partenariats avec des enseignes locales spécialisées dans le bricolage et le jardinage.
