À 23 ans, Cristina Scriosteanu, en D.N. Made luxe, innovation et joaillerie au lycée Edgar-Faure, se spécialise dans le savoir-faire historique du design gouaché. Jusqu’à la fin septembre, elle expose ses croquis de bijoux à la médiathèque.

De sa Roumanie natale à Morteau en passant par Nice, le parcours de Cristina Scriosteanu est parsemé de volonté et de ténacité. À 23 ans, la jeune femme entame sa deuxième année de D.N. Made luxe, innovation, joaillerie au lycée de Morteau. Si elle pratique aussi bien la fabrication que la création de bijoux, Cristina se spécialise dans un savoir-faire historique, très prisé dans les maisons de joaillerie : le gouaché. “Je suis de la vieille école, j’ai besoin d’un crayon, d’un pinceau, d’une feuille pour imaginer et fabriquer des bijoux. Le gouaché est une représentation en version réaliste du bijou à échelle réelle avec le nombre exact de pierres, leur taille précise, c’est ce que l’on présente au client”, explique-t-elle. La Mortuacienne d’adoption expose une dizaine de ses dessins gouachés à la médiathèque jusqu’à fin septembre. “Ce sont des bijoux qui existent dans les maisons de joaillerie”, poursuit-elle. La jeune femme montre également une paire de boucles d’oreilles asymétriques qu’elle a conçue et fabriquée. Un bijou qui joue sur le thème des années 1980 et du scoubidou.

Cristina expose ses croquis de bijoux à la gouache jusqu’à la fin septembre à la médiathèque

Après son D.N. Made, Cristina sait déjà où tracer son parcours. Pourtant, elle a découvert sur le tard le monde de la joaillerie lors de portes ouvertes d’un C.A.P. à Nice, après avoir passé un Bac scientifique. Convaincue que c’est le métier qu’elle veut exercer, elle s’investit pour obtenir une des trois places disponibles (sur une quinzaine de demandes) pour entrer directement en C.A.P. deuxième année. Puis, brevet des métiers d’art en poche, elle prend la direction de Morteau pour un D.N. Made. Par la suite, elle aimerait intégrer un master de design haute joaillerie à Milan. “Le domaine du design en joaillerie gouacheur est très difficile d’accès, c’est une très petite niche”, observe-t-elle.

L’étudiante vise une autre piste après avoir réalisé un stage à La Chaux-de-Fonds à la maison des métiers d’art. Elle y a découvert la technique de l’émaillage, qu’elle a adorée. “La technique se rapproche du gouaché. En Suisse, c’est très demandé sur les cadrans de montre, ça peut être un tremplin pour accéder au gouaché”, espère-t-elle. Cristina est présente le 12 septembre lors des portes ouvertes de la médiathèque pour expliquer son métier et transmettre sa passion.


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