Depuis 37 ans, l’association du Liseron intervient auprès des enfants et adultes hospitalisés en hématologie afin de leur apporter un peu de bien-être. Si aujourd’hui, les intervenants extérieurs comme les socio-esthéticiennes ou les clowns font partie du paysage hospitalier, le combat du Liseron n’a pourtant pas été simple.

Tout est parti de rien, ou presque. En 1989, trois mamans confrontées à la maladie de leurs enfants décident d’apporter un peu de douceur à la froideur hospitalière. À cette époque, les soins sont prodigués à l’hôpital Saint-Jacques au centre de Besançon. “La première chose a été d’acheter des choses pour la salle de jeux et d’apporter un peu de confort dans les bulles”, remet Élisabeth Forgeron, présidente du Liseron.

Le Liseron compte 25 bénévoles qui s’investissent auprès des malades.

37 ans plus tard, le Liseron est toujours présent aux côtés des enfants hospitalisés en hématologie-oncologie pédiatrique et des adultes hospitalisés en hématologie au C.H.U. Besançon-Franche-Comté. L’association n’a eu de cesse depuis de s’investir pour faire rentrer à l’hôpital du bien-être et des bouffées d’air frais pour apaiser un moment la maladie.

Le Liseron a réussi à faire entrer l’école à l’hôpital ; aujourd’hui, les enfants hospitalisés peuvent profiter d’une mini-classe et d’un professeur. “La deuxième chose a été de faire rentrer une psychologue dans les services hospitaliers”, reprend Élisabeth Forgeron. “Pendant deux ans, nous avons payé une psychologue à mi-temps pour être dans les services d’oncologie pour aider les enfants, les parents, la fratrie.” C’était dans les années 1995-2000. Depuis, un psychologue est présent dans chaque service hospitalier.

De la même manière, le Liseron a impulsé la présence des clowns auprès des enfants hospitalisés dans les années 2010. “Là aussi, la direction de l’hôpital ne voulait pas entendre parler”, observe la présidente du Liseron. Aujourd’hui, les clowns à l’hôpital continuent de venir émerveiller les enfants en partenariat avec le Rire médecin. Sport adapté, musicologue, socio-esthéticienne pour des massages, hypnothérapeute, réflexologue… Les intervenants extérieurs se multiplient, leurs heures étant prises en charge par l’association. “Nous avons besoin de trouver de l’argent”, souligne Élisabeth Forgeron. “Nous avons des donateurs très fidèles, très généreux mais les demandes sont toujours exponentielles. C’est difficile de dire non à des projets.” Dernier projet en cours de réalisation — et là aussi, il faut franchir des obstacles — l’intervention d’une sexothérapeute. “C’est une demande très forte des services hospitaliers”, souligne la présidente.

Depuis des années, Le Liseron finance des activités comme la musicologie ou les clowns à l’hôpital (en partenariat avec le Rire médecin).

Outre le financement de ces praticiens libéraux pour des activités de bien-être, le Liseron apporte un soutien financier aux familles en difficulté en lien avec le service social du C.H.U., anime des temps festifs, et aménage des espaces d’accueil et de confort. Surtout, l’association ne serait rien sans ces bénévoles qui s’investissent toutes les semaines auprès des patients. Par binôme, les bénévoles visitent une fois par semaine les adultes hospitalisés et deux fois les enfants et leurs parents. “Pour les parents, c’est un espace d’échanges, ils demandent des conseils. Attention, nous n’allons jamais sur le soin. Mais on peut apporter un peu de bonne humeur, de légèreté. On essaie d’apporter du bien-être”, résume Élisabeth Forgeron.

Si l’association est forte de plus de 25 bénévoles, elle reste toujours en recherche de fonds. À titre d’exemple, le budget de l’association est passé en dix ans de 50 000 euros à 120 000 euros.