400 000 personnes âgées en France souffrent de cette pathologie. Elle peut compromettre à terme leur maintien à domicile et leur bien-être.

C’est dans le cadre de la Semaine Nationale de la Dénutrition que le Parc naturel régional (P.N.R.) du Doubs Horloger, porteur du Contrat Local de Santé (C.L.S.), s’est associé à une classe de première du lycée des Fontenelles (Bac pro Services à la personne et animation du territoire). “L’idée était de proposer aux seniors et à leurs aidants une technique alternative à l’utilisation des couverts”, confie Marie Nézet, chargée de mission C.L.S. au P.N.R. On pense bien sûr à des maladies invalidantes (A.V.C., polyarthrite, troubles cognitifs...) qui rendent difficile ou impossible l’emploi habituel d’un couteau et d’une fourchette. Ce sont alors les aidants (proches, famille ou professionnels) qui donnent à manger, créant une réelle dépendance et une perte de la confiance en soi.

La classe de première des Fontenelles entourée de Marie Nézet, chargée de mission au P.N.R. (à gauche) et d’Anne Pouchoulou (à droite

Le cercle vicieux de la dénutrition est connu. L’affaiblissement physique se manifeste par une dégradation musculaire induisant un risque de chute et de fracture. Une alimentation insuffisante ou mal équilibrée a des effets négatifs sur l’immunité naturelle (résistance aux maladies réduite) et peut aussi avoir des conséquences psychologiques (dépression). “Le “manger mains” est une technique de cuisine et d’alimentation au quotidien qui permet de stabiliser le poids et de retrouver la confiance en soi”, précise la chargée de mission. Un cahier des charges a été établi et un premier contact avec le lycée a eu lieu fin 2023. “Les 10 élèves se sont concertés et ont répondu favorablement à cette commande du P.N.R.”, note Anne Pouchoulu, professeur de la classe, en animation socio-culturelle.

“Au début, nous étions inquiets de ne pas réussir ce projet”, avoue Jade, l’une des lycéennes. Il faut avouer que la tâche est immense. Une première phase de recherche d’informations et de rencontres avec des diététiciens a permis de faire des propositions de plats et de menus adaptées à cette méthode. Un soin particulier a été apporté à l’enrichissement en protéines des plats suggérés. Ils sont confectionnés sous forme de cakes, nems, fingers, palets ou gâteaux, idéaux à dévorer à la main. “Nous devions ensuite élaborer un programme pour faire découvrir le “manger mains” aux personnes concernées et à leurs aidants”, ajoute Kenza. Quatre ateliers prendront place les 18 et 28 mars ainsi que les 2 et 11 avril dans la cuisine pédagogique de l’établissement. À l’issue de ces séances, un guide de recettes sera remis aux participants, afin de mettre en œuvre rapidement les connaissances acquises. Un film de promotion sera réalisé par le groupe et présenté dans des écoles et des structures de services à la personne.

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Pour aller jusqu’au bout de leur projet, Thays, Ambre et Morgane ont travaillé de A à Z sur un logo qui figurera sur la documentation et même sur un tablier de cuisine spécifique à l’opération. Dans la continuité de l’expérience, une soirée sera organisée à Morteau (L’Escale) en novembre prochain pour y projeter le film à un plus vaste public. Ensuite, la Compagnie des Chimères proposera une session de théâtre-forum sur ce thème. Toutes les manifestations seront libres et gratuites grâce au soutien de la Conférence des Financeurs.

Information : réservation pour les ateliers : 07 57 49 52 84 ou marie.nezet@parcdoubshorler.fr


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