À la rentrée 2024, des travaux de renaturation de la Rêverotte seront lancés. Anthony Guinchard directeur général des services de l’E.P.A.G.E. (Établissement public d’aménagement et de gestion des eaux) Doubs Dessoubre et Jérémy Pourreau, chargé de mission pour la gestion des milieux aquatiques, détaillent les contours d’un projet estimé à 520 000 euros.

Remettre à l’état naturel le milieu aquatique, permettre une meilleure résilience de la biodiversité face au changement climatique et aux pollutions. Les (bonnes) raisons qui ont poussé aux travaux de renaturation de la Rêverotte, affluent principal du Dessoubre, seule rivière labellisée “rivière sauvage” du département du Doubs et deuxième de Bourgogne-Franche-Comté, sont multiples.
Ils dureront d’août à décembre prochain et s’étendront sur les 14 kilomètres du linéaire principal de la rivière, de la source de la Rêverotte au lieu-dit “Martinvaux” à Loray, jusqu’à Gigot où la Rêverotte se jette dans le Dessoubre. “Ces travaux sont encadrés par le code de l’environnement” rappelle Anthony Guinchard, le directeur de l’E.P.A.G.E., et “ils participent à l’atténuation du changement climatique en permettant au cours d’eau de retrouver ses fonctionnalités naturelles.”

Jérémy Pourreau et Anthony Guinchard pilotent le projet des travaux de renaturation de la Reverotte pour l’E.P.A.G.E.

Favorablement accueillis par la population, ces travaux seront suivis avec la plus grande attention. “Il s’agit d’un chantier d’ampleur” détaille Jérémy Pourreau. “Les actions de renaturation s’étendent sur l’ensemble de la Rêverotte et de ses affluents, et nous agirons sur l’ensemble des problématiques que connaît la rivière, à savoir les enrochements de berges, la rupture des continuités écologiques (seuils et busages), les plantations d’épicéas en bord de cours d’eau…”
Dans le détail, ces travaux consisteront, par exemple, à remplacer certains ponts busés par des ponts cadres avec recréation d’un lit naturel, à supprimer les tuyaux installés au niveau de la source, à reméandrer un affluent, tout ceci avec pour finalité de recréer des habitats pour la faune qui dépend de la rivière, améliorer l’infiltration et le stockage de l’eau dans le sol, retrouver des écoulements naturels diversifiés, recréer des zones de reproduction et limiter le réchauffement de l’eau, couper les épicéas en bordure de cours d’eau pour privilégier une végétation plus adaptée…“Sur ce dossier, nous tenons à saluer l’ensemble des propriétaires des terrains concernés par le projet longeant la Rêverotte qui ont autorisé ces travaux de renaturation. Sans leur accord, ces travaux n’auraient pas pu voir le jour !”

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